Le chef de la police d'Ottawa, Peter Sloly
Le chef de la police d'Ottawa, Peter Sloly

Sloly réclame une plus grande intégration entre la police et les services sociaux

Le chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly, appelle à ce que les forces policières et les services sociaux soient mieux intégrés pour éviter que des policiers soient tenus de répondre à des problèmes qui dépassent leurs compétences.

C’est ce que le chef Sloly a réclamé vendredi devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale du Parlement fédéral.

Le chef du Service de la police d’Ottawa (SPO) a déploré le fait que trop souvent les agents de première ligne sont confrontés à des situations problématiques qui seraient mieux gérées par des travailleurs sociaux.

Le chef Sloly demande donc à ce que des travailleurs sociaux soient intégrés aux services policiers locaux pour répondre aux problèmes qui dépassent leur champ d’expertise, comme les situations en lien avec la santé mentale.

Il suggère aussi qu’il pourrait y avoir d’autres numéros de type 911 que les gens pourraient appeler s’ils ont besoin d’un travailleur social. Il précise que les policiers demeureraient disponibles à intervenir, si nécessaire.

« Très souvent, [les agents de premières lignes] seront envoyés en soutien au travailleur social, mais le contact immédiat se fera au moins avec les bonnes ressources et non avec les policiers », a expliqué Peter Sloly devant le comité parlementaire.

Par ailleurs, les conseillers municipaux d’Ottawa Catherine McKenney et Shawn Ménard ont l’intention de présenter une motion lors de la prochaine réunion du conseil municipal à la fin du mois d’août pour exiger que la Ville d’Ottawa crée une équipe d’experts en santé mentale et qui pourraient répondre à des appels où une réponse policière n’est pas nécessaire.

La motion proposerait une réaffectation d’une partie des fonds des services policiers, ce à quoi s’oppose fermement le chef Sloly. « Nos agents de première ligne ont besoin de notre soutien, pas de la suppression des fonds et de la désaffectation, l’intégration est ce dont nous avons réellement besoin ici », a-t-il déclaré dans son témoignage en comité parlementaire.