La police a identifié deux victimes présumées d’agression sexuelle dans le cadre de son enquête. Aucun enseignant ou membre du personnel du collège ne fait l’objet d’accusations.

Sept élèves accusés suite à des allégations d'agressions physiques et sexuelles

TORONTO — L’enquête sur les allégations d’agressions physiques et sexuelles dans une prestigieuse école privée pour garçons de Toronto a mené à de multiples chefs d’accusation contre sept élèves au total, a annoncé la police mercredi.

L’inspecteur Domenic Sinopoli, chef de l’unité des crimes sexuels à la police de Toronto, a précisé que les policiers avaient conclu leur enquête sur huit agressions présumées impliquant toutes des membres du programme de football du collège St. Michael.

La police n’a porté aucune accusation dans cinq des huit cas, parce qu’il ne s’agissait pas de crime à proprement parler, ou parce que les victimes avaient choisi de ne pas aller plus loin. Par contre, sept élèves sont maintenant accusés dans les trois autres cas d’agressions présumées qui auraient eu lieu à l’école entre septembre et novembre de cette année.

Six élèves avaient déjà été accusés de voies de fait, de participation à une agression sexuelle et d’agression sexuelle armée relativement à un crime qui serait survenu en novembre – et qui avait été filmé.

L’inspecteur Sinopoli a précisé mercredi que quatre de ces garçons, ainsi qu’un cinquième, avaient été arrêtés mercredi relativement à une agression sexuelle présumée qui aurait eu lieu le 17 octobre. Par ailleurs, deux des garçons précédemment accusés doivent maintenant faire face à de nouveaux chefs de voies de fait et d’agression armée pour un troisième crime qui aurait eu lieu le 18 septembre.

La police ne croit pas que «ce type de comportement se soit étendu en dehors de cette année scolaire ou ait impliqué quelqu’un en dehors de ce petit groupe d’élèves», a déclaré M. Sinopoli. De plus, aucun enseignant ou membre du personnel du collège, y compris l’ancien directeur Greg Reeves, ne fait l’objet d’accusations.

Ce scandale d’agressions sexuelles à l’école catholique a attiré l’attention du public et a mené à la démission de ses deux plus hauts dirigeants. Le collège a depuis mis en place un comité d’examen, qui doit publier ses conclusions d’ici l’été. Une ligne téléphonique a aussi été mise à la disposition des élèves qui voudraient dénoncer des comportements abusifs. La direction a par ailleurs annulé son programme de football pour l’année prochaine.

La police a déclaré avoir identifié deux victimes présumées d’agression sexuelle dans le cadre de son enquête. L’inspecteur Sinopoli a toutefois déclaré que la vidéo de l’une des agressions alléguées continuait de circuler, ce qui perpétue le traumatisme pour la victime. La police avait d’ailleurs précisé déjà que cette vidéo répondait à la définition de pornographie juvénile au sens de la loi, et que sa possession ou sa diffusion constituait un crime.

L’inspecteur a ajouté qu’une vidéo de la nouvelle agression sexuelle présumée pourrait également exister, bien que la police ne l’ait pas vue.