Un homme et sa conjointe ont frôlé la mort à bord d'une surfaceuse qui a sombré dans l'eau glacée.

Sauvée d'une noyade certaine

Le couple qui se trouvait dans la dameuse-surfaceuse qui a sombré dans les eaux du lac McMullin à Val-des-Monts, mercredi soir, doit la vie à leur acharnement à vouloir se sortir ensemble de leur fâcheuse posture.
«Mon mari, c'est un héros. Il a sauvé ma vie. Si ce n'était pas de lui, je ne serais pas ici. Il n'a pas lâché, il n'a pas lâché pour essayer de me trouver», a indiqué Audrey Berndt, en faisant le récit au Droit de sa mésaventure. 
Le sergent Martin Fournel, porte-parole de la police de la MRC des Collines, a rencontré le couple qui est retourné sur les lieux du drame, jeudi, lors des opérations visant à sortir la machine des eaux.
«Ça leur a fait du bien de revenir sur les lieux afin de, premièrement, voir la scène de jour, et ensuite de fermer la boucle sur leur mésaventure», a raconté en entrevue au Droit le sergent Fournel.
«Ils sont indéniablement chanceux d'être en vie», a continué le policier.
La machine d'entretien de sentiers de motoneige a coulé dans les eaux du lac vers 19 h, mercredi, après que la glace eut cédé sous son poids. 
Le conducteur de la dameuse-surfaceuse, Kevin Wiseman, 43 ans, avait peu d'expérience dans le secteur en question, et il y aurait aussi eu absence de signalisation pour signifier la présence d'un lac.
«L'homme a travaillé avec la force du désespoir pour se sortir de la machine. Il a fracassé le pare-brise avec sa tête. Il a remonté à la surface pour prendre de l'air. Il a replongé trois fois pour finalement, à la troisième tentative, réussir à agripper sa conjointe et la sortir par le pare-brise», a expliqué le porte-parole de la police de la MRC des Collines.
«Je faisais tout pour me débattre et essayer de sortir, a relaté Mme Berndt. J'ai pris environ six ou sept gorgées d'eau, et là, la panique est entrée. La dernière gorgée d'eau que j'ai prise, j'ai réalisé que j'allais mourir, que je ne verrais plus mes enfants, que je ne verrais plus mon mari. Là, j'ai eu une petite voix qui m'a dit d'essayer une autre fois. J'ai essayé de sortir du côté du conducteur. J'ai poussé, poussé, et j'ai trouvé une petite ouverture. Ça a adonné que mon mari revenait dans l'eau pour me chercher. Mon épaule a touché la sienne. Il m'a pris et m'a tiré de l'eau complètement. J'étais inconsciente. Mon mari m'a secoué, et j'ai commencé à régurgiter l'eau. On a repris notre souffle et on a embarqué sur la pelle de la machine parce que nous étions brûlés», a raconté Mme Berndt.
Après être sortis de l'eau, l'homme et la femme se sont dirigés vers une maison pour obtenir du secours. 
La femme qui habite la résidence est infirmière, et a été en mesure de leur prêter assistance en attendant que les services d'urgence arrivent.
Le couple a été hospitalisé pour hypothermie et des blessures. M. Wiseman a notamment subi plusieurs coupures.
«Il a tout fait pour sortir (de la machine) et sauver nos vies. Il est sorti d'un trou d'à peine deux pieds. Il est vraiment brave», a ajouté Audrey Berndt.
L'accident est survenu non loin de la berge du lac, mais il y aurait eu plus de trois mètres d'eau entre la surface de l'eau et l'habitacle de la dameuse-surfaceuse après que celle-ci eut été submergée.
Beaucoup de facteurs jouaient contre l'homme et la femme, a souligné Martin Fournel. Il faisait noir, ils étaient dans un secteur rural, ils étaient submergés dans l'eau, ils avaient froid et il y a la perte de la notion d'espace, a-t-il énuméré.
«Tu deviens désorienté», a résumé le sergent Fournel.