Selon la gérante du Maxi, Patrick Francoeur mangeait des salamis coupés en rondelles et buvait une « king can » de Budweiser.

Salami, bière et insultes: une recette perdante

Un homme a décidé d'aller à procès à la dernière minute, réfutant la thèse de la Couronne selon laquelle il avait craché un mélange de bière et de salami à la gérante d'un marché d'alimentation de Gatineau, en juin 2015. Il lui aurait plutôt craché sur les pieds en parlant.
Patrick Francoeur s'apprêtait à plaider coupable à des accusations de voie de fait et d'entrave au travail d'un policier, mercredi, au palais de justice de Gatineau.
Mais lorsque la procureure de la Couronne, Me Stéphany Robitaille, a lu les faits reprochés au prévenu, ce dernier a sursauté et pris la parole. « C'est pas comme ça que ça s'est passé ! »
D'emblée, le ministère public affirme que le 3 juin 2015, une gérante du Maxi du boulevard Maloney a approché l'homme, assis à la table à pique-nique réservée aux employés, qui vociférait et criait auprès des passants, dont une jeune famille.
Selon la gérante, M. Francoeur mangeait des salamis coupés en rondelles et buvait une « king can » de Budweiser.
La femme, dont nous tairons le nom, a raconté au juge qu'elle avait demandé calmement à l'homme intoxiqué de quitter l'endroit.
L'homme l'a insultée, puis est devenu intimidant.
Il aurait dépassé les bornes en « se goinfrant » de salami, pour ensuite se remplir la bouche de bière. il lui aurait craché le tout au visage, à la poitrine et sur le pantalon.
C'en était assez pour la pauvre dame, qui a appelé la police.
Arrivé sur place, un agent de la police de Gatineau a eu maille à partir avec l'individu agité, d'où l'accusation d'entrave au travail d'un policier et de voie de fait envers celui-ci.
« Ça fait trois semaines que je suis en détention pour un morceau de pepperoni que j'ai craché à terre ! », a lancé l'homme.
Le juge Laflamme a dû remettre Patrick Francoeur à sa place à quelques reprises.
Le policier au dossier, venu témoigner mercredi, a été libéré en fin d'après-midi, après avoir passé la nuit à travailler. Il était éveillé depuis plus de 27 heures et n'avait toujours pas pu témoigner devant la cour. 
Le procès doit reprendre en avril.