Me Michael Polowin, qui représente le groupe de citoyens qui conteste la décision de la Ville d’Ottawa d’approuver le projet de l’Armée du Salut, a admis être épuisé après ces trois semaines d’audiences.
Me Michael Polowin, qui représente le groupe de citoyens qui conteste la décision de la Ville d’Ottawa d’approuver le projet de l’Armée du Salut, a admis être épuisé après ces trois semaines d’audiences.

Refuge de l'Armée du Salut à Vanier: fin d’un marathon juridique

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Les jeux sont faits dans le processus d’appel pour le projet de refuge de l’Armée du Salut à Vanier. Les audiences ont pris fin jeudi après-midi, un jour plus tôt que prévu.

L’avocat de SOS Vanier - le groupe citoyen qui conteste la décision de la Ville d’Ottawa d’approuver la construction d’un refuge de 70 à 100 lits sur le chemin Montréal —, Michael Polowin, admet être épuisé après trois semaines intenses d’audiences.

« Au bout du compte, la Ville a agi de façon constante à compter de 2008 pour limiter le nombre de refuges dans le quartier Rideau-Vanier. Ça s’est poursuivi en 2009 lorsqu’ils ont adopté un Plan d’améliorations communautaires qui disait que ces refuges ne contribuent pas positivement au tissu communautaire. La seule anomalie, c’est l’approbation de ce refuge », réitère Me Polowin.

« L’autre élément extrêmement important de notre argument, c’est l’impact sur le cœur francophone et autochtone de Vanier. Ils n’ont présenté aucune preuve pour contredire nos arguments, poursuit Michael Polowin. Ils n’avaient pas d’experts en francophonie ou en linguistique. Ils avaient un expert en urbanisme qui a reconnu en contre-interrogatoire qu’il ne possède pas cette expertise. Ils n’avaient pas non plus d’experts pour parler des enjeux des Premières Nations. »

Poursuivre le dialogue

Tout comme l’avocat de SOS Vanier, le directeur général du Centre Booth de l’Armée du Salut, Marc Provost, est confiant à la sortie des audiences.

Il soutient toutefois que, peu importe la décision du juge Makuch, le travail ne fait que commencer pour son organisation.

« Au moment où on se parle, je continue de travailler avec des partenaires de la communauté. En supposant qu’on a un verdict qui nous donne le feu vert, on continue le processus de consultation », explique M. Provost.

Le directeur général du refuge qui déménagerait au 333, chemin Montréal dit vouloir entendre l’opinion de tous, incluant ceux qui s’opposent farouchement au projet.

Il souhaite adapter la construction de façon à répondre aux inquiétudes du plus grand nombre de résidents de Vanier.

« On veut que tout le monde ait l’opportunité de formuler des commentaires et de participer à ce que ça va avoir l’air au bout du compte. Les plans que nous avons présentés, ça servait à donner une idée de ce à quoi on parlait, mais ce n’est pas le produit final », soutient Marc Provost.