Réal Gignac, reconnu coupable de huit accusations de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels sur deux mineurs, a reçu sa sentence cette semaine, au palais de justice de Gatineau.

Quatre ans et demi pour un abuseur

Une peine de quatre et demi de pénitencier a été imposée à un délinquant sexuel qui agissait autrefois comme responsable d'une famille d'accueil en Outaouais.
Réal Gignac, reconnu coupable de huit accusations de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels sur deux mineurs, a reçu sa sentence cette semaine, au palais de justice de Gatineau.
Le tribunal a de plus ordonné que son nom soit ajouté au registre des délinquants sexuels.
Les jeunes victimes, dont l'accusé avait la garde dans le but de les remettre sur le droit chemin, ont plutôt été abusées pendant plus de trois ans. Gignac a, entre autres, poussé un des jeunes à le masturber et à écouter des films pornographiques sur Internet.
Le calvaire des jeunes a pris fin lorsque l'un d'eux a dénoncé les agissements de Gignac à sa mère biologique.
À l'époque, l'ex-conjointe de Gignac était aussi responsable de la famille d'accueil. La femme a d'ailleurs dit avoir « attendu trop longtemps » avant de partir avec les enfants parce que Gignac devenait également violent envers elle.
Lors du procès, la Couronne a rappelé que les deux garçons avaient été abusés autour de 2007, mais que les enfants avaient parlé environ trois ans plus tard. L'ex-conjointe avait alors affirmé que l'arrivée d'Internet avait changé le comportement de Gignac. La femme travaillait à l'extérieur, et Gignac, sans emploi, devait s'occuper des diners et des tâches ménagères.
La juge Anouk Desaulniers n'a pas cru la version « cousue de fil blanc » de l'accusé. « On le forçait, à 7 ans, à regarder des films d'adultes qui font l'amour », a résumé la juge, au palais de justice de Gatineau.