Pierre Laframboise, 66 ans, subit son procès au palais de justice de Gatineau sous deux chefs criminels, soit incitation à des contacts sexuels sur un enfant de moins de 16 ans et contacts sexuels sur un enfant de moins de 16 ans.

Procès pour attouchements sexuels: témoignage difficile pour un père

Un père de famille a eu peine à contenir ses émotions, lorsqu’appelé à témoigner mercredi au procès d’un ancien chauffeur pour écoliers accusé d’attouchements sexuels sur son jeune fils.

Les événements se seraient produits entre septembre 2015 et la troisième semaine de février 2016.

L’accusé dans cette affaire, Pierre Laframboise, 66 ans, subit son procès au palais de justice de Gatineau sous deux chefs criminels, soit incitation à des contacts sexuels sur un enfant de moins de 16 ans et contacts sexuels sur un enfant de moins de 16 ans. Il a plaidé non coupable aux accusations.

La présumée victime, qui souffre d’un handicap intellectuel, était transportée à une école de Gatineau. Le garçon était le premier à monter à bord de la minifourgonnette le matin, et le dernier à sortir au retour à la maison. 

En février 2016, le père dit avoir constaté qu’un événement se serait produit lorsque son garçon lui a parlé de « chatouillement de pénis dur ». Le nom du chauffeur d’autobus a alors été évoqué par son fils.

« J’étais catastrophé, j’ai eu le goût de vomir », a-t-il laissé tomber devant la juge Anouk Deslauriers de la Cour du Québec. 

C’est en discutant plus longuement avec son fils que celui-ci lui aurait révélé avoir été victime d’attouchements, faisant d’ailleurs référence à un secret entre lui et le chauffeur.

Environ une semaine plus tard, lors d’une autre discussion avec son fils, ce dernier aurait dit à son père qu’il y a eu fellations sur le chauffeur, selon le témoignage du père devant le tribunal. Les présumés événements se seraient déroulés à bord de la minifourgonnette.

L’avocat de l’accusé, Me Jacques Belley, a tenu à préciser devant la juge Deslauriers, mercredi, qu’il n’y avait aucune preuve corroborative au témoignage du père.

« C’est le père qui rapporte les propos de son enfant », a-t-il souligné.

Le procès se poursuit le 28 mars.

Une ordonnance de non-publication protège l’identité de la présumée victime.