Le procès d’un policier de Toronto et de son frère, accusés d’avoir battu un jeune homme noir il y a près de trois ans, s’est amorcé à Oshawa, mardi matin.

Procès d’un policier torontois et de son frère, qui auraient battu un Noir

Le procès d’un policier de Toronto et de son frère, accusés d’avoir battu un jeune homme noir il y a près de trois ans, s’est amorcé à Oshawa, mardi matin.

Michael et Christian Thériault sont conjointement accusés de voies de fait graves, relativement au passage à tabac, en décembre 2016, de Dafonte Miller, qui était alors âgé de 19 ans. Les deux frères sont également accusés séparément d’entrave à la justice, pour la façon dont ils ont rapporté les faits aux enquêteurs. Ils ont plaidé non coupables à tous les chefs d’accusation.

Le policier Michael Thériault n’était pas en service au moment de l’agression présumée, qui a eu lieu à Whitby, tôt le matin. Les procureurs allèguent que les accusés ont vu M. Miller se promener dans le quartier avec des amis, l’ont poursuivi, ont agressé le jeune homme, qui a réussi à s’échapper avant d’être rattrapé et battu à nouveau.

Au début des procédures, on a appris que les deux accusés ont expliqué à la police qu’ils avaient surpris M. Miller en train de voler leur voiture. La présumée victime avait été accusée de voies de fait avec une arme, de possession d’une arme dangereuse, de vol de moins de 5000 $ et de possession de marijuana, mais toutes ces accusations ont ensuite été retirées.

Dans une brève déclaration liminaire, mardi matin, le procureur Peter Scrutton a prévenu que les frères pourraient également être reconnus coupables de voies de fait graves, pour avoir procédé à une arrestation illégale ou avoir utilisé une force excessive pendant cette arrestation. Les avocats de la présumée victime ont déjà allégué que la couleur de la peau était un facteur dans cette affaire.

Ils ont aussi soutenu que les frères Thériault avaient donné un coup de pied à leur client et l’avaient frappé au visage avec un tuyau en métal. M. Miller souffre de plusieurs blessures à l’oeil, au nez, à la mâchoire, aux côtes et à un poignet, ont déclaré ses avocats.

Le procès, devant juge seul, devrait durer deux semaines.