Le procès des deux hommes se poursuit cette semaine, au palais de justice de Gatineau.

Procès Dooley-Spezanno: un suspect verbomoteur

C’est un présumé meurtrier verbomoteur qui s’est installé dans la chaise de la salle d’interrogatoire du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), le 17 février 2016.

Le suspect, Blake Dooley, s’y installe de façon très détendue, échangeant même quelques anecdotes amusantes avec l’enquêteur du SPVG Daniel Paquette, chargé de le confronter et d’obtenir sa version des faits.

Blake Dooley est alors la seule personne arrêtée dans le meurtre de Christine MacNeil, une escorte de 25 ans tuée par balles dans une chambre de l’hôtel Four Points Sheraton du secteur Hull, le 19 octobre 2015.

Quelques mois après cette première arrestation, le présumé complice de M. Dooley, et commanditaire allégué du meurtre, Emilio Spezzano, sera arrêté.

Le procès des deux hommes se poursuit cette semaine, au palais de justice de Gatineau.

Interrogatoire

La conversation tourne autour de ses envies de fumer une cigarette, jusqu’à ce que l’enquêteur s’installe au tableau pour lui demander ce que ferait, selon lui, un bon policier qui enquête sur un meurtre.

M. Dooley, qui réfute sans cesse son implication dans le meurtre, donne ses impressions. Il parle des articles et reportages qui parlent du meurtre, puis du portrait-robot publié à cette période.

« C’est moi », ajoute Blake Dooley, comparant le portrait-robot à son visage. Le suspect ajoute toutefois que la police fait fausse route et qu’il se prête de bonne foi à l’interrogatoire policier. « Mais je ne suis pas impliqué. »

M. Dooley réfute être déjà allé à cet hôtel de la rue Laurier. Il ne se souvient pas de la dernière fois où il a parlé à Christine, l’ex-conjointe de son ami Emilio Spezzano.

Puis, l’enquêteur Paquette lui fait écouter un enregistrement dans lequel il active une carte téléphonique avec l’aide d’une préposée.

L’individu se présente toutefois comme étant un certain Peter Parker. La police se dit toutefois certaine qu’il s’agit de la voix de leur suspect.

Le téléphone, dont il donne le numéro pendant sa conversation, est le même qui a servi à texter Mme MacNeil, alors escorte, pour la prise d’un « rendez-vous » à l’hôtel, pour de prétendus services sexuels.

Mme MacNeil ne savait visiblement pas à qui elle avait à faire.

« Cela a été ta plus grande erreur, dit le policier, car, ce jour-là, tu nous amis sur ta trace. Tu avais ce téléphone-là. »