Une escorte de 25 ans a été abattue de deux balles à bout portant, le soir du 19 octobre 2015, dans une chambre de l’hôtel Four Point Sheraton, sur la rue Laurier, au centre-ville de Gatineau.

Procès de Blake Dooley: au jury de se prononcer

Le jury a le destin de Blake Dooley en main. Le procès de cet homme, accusé du meurtre prémédité d’une escorte en 2015, à Gatineau, doit connaître son dénouement dans les prochains jours.

La juge Catherine Mandeville, de la Cour supérieure, a donné ses instructions aux 12 jurés, mardi, un mois après le début du procès, qui a par ailleurs connu un rebondissement inattendu en cours de route.

Les délibérations doivent débuter mercredi.

La femme de 25 ans a été abattue de deux balles à bout portant, le soir du 19 octobre 2015, dans une chambre de l’hôtel Four Point Sheraton, sur la rue Laurier, au centre-ville de Gatineau.

Au départ, Blake Dooley subissait un procès conjoint avec son ami Emilio Spezzano, aussi accusé du meurtre prémédité de Christine MacNeil.

En plein procès, la juge a accueilli la requête d’Emilio Spezzano de faire avorter son procès.

La juge a ordonné la tenue d’un nouveau procès, qui doit avoir lieu en 2019.

Plusieurs ordonnances de non-publication ont marqué ce dossier. On peut cependant indiquer que M. Spezzano se plaignait de ne pas avoir d’avocat, alors qu’il avait multiplié les congédiements d’avocat, ces trois dernières années.

Blake Dooley, représenté par avocats, a donc poursuivi, seul, son audience.

Le jury a été bien mis en garde de ne pas se laisser influencer par ce changement de cap pour le moins majeur et inattendu.

Théorie

Selon la théorie de la Couronne, Emilio Spezzano a fait abattre son ex, Christine MacNeil, par Blake Dooley, qui aurait agi en tant qu’exécutant du sombre contrat.

Des données sur l’utilisation de téléphones cellulaires indiquent que M. Dooley aurait pris un rendez-vous avec la femme, qu’il connaissait très bien.

Il aurait utilisé un faux nom, et utilisé un numéro de téléphone inconnu de la jeune femme.

Cette dernière, qui aurait dit où et quand la rejoindre, aurait été ainsi prise au piège.

En ouvrant la porte, elle aurait eu affaire à Blake Dooley. armé et vêtu de noir.

Emilio Spezzano n’aurait pas digéré sa séparation, et la reprise des activités de Mme MacNeil en tant que travailleuse du sexe.

Le concierge de l’hôtel a entendu une chicane, et des coups de feu. Il n’a pas vu le visage du suspect.

Toutefois, un portrait-robot, divulgué par la police de Gatineau pendant l’enquête, ressemble beaucoup à M. Dooley.