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Nicolas Perron, 30 ans, de Gatineau, a été condamné à un an d’emprisonnement.
Nicolas Perron, 30 ans, de Gatineau, a été condamné à un an d’emprisonnement.

Porno juvénile: un Gatinois prend le chemin de la prison

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
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Un homme qui a reconnu sa culpabilité lundi au palais de justice de Gatineau pour possession de pornographie juvénile a pris le chemin des cellules après avoir été condamné à un an d’emprisonnement.

Selon le résumé des faits, les fichiers numériques trouvés chez lui par la police montraient des garçons de six à douze ans, pour la majorité nus ou ayant des relations sexuelles.

Selon la Couronne, jusqu’à 7500 images et vidéos de pornographie juvénile ont été découvertes par la police. La défense a cependant avancé le chiffre d’environ un millier de fichiers. Le plaidoyer a été fait sur la quantité de 1000 fichiers.

«Comme on a dû en discuter avec vous au CIASF [Centre d’intervention en abus sexuels pour la famille], la consommation de pornographie juvénile, même si ce n’est pas vous directement qui victimisez les jeunes personnes impliquées, vous participez à créer un marché. Ce marché-là fait en sorte que pour produire les vidéos en question, il y a des jeunes personnes qui sont victimisées, comme vous devez le savoir maintenant. Ce sont des gestes très graves», a expliqué la juge Anouk Desaulniers de la Cour du Québec lors du prononcé de la sentence contre Nicolas Perron, 30 ans, de Gatineau.

Alerte en 2018

Dans cette affaire, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait reçu une alerte en juin 2018 voulant que des fichiers de pornographie juvénile se trouvaient à l’adresse du contrevenant. L’information fut transmise à la Sûreté du Québec puis au Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) qui a mené un mandat de perquisition.

L’individu n’avait aucun antécédent judiciaire avant cette affaire et il a pris les moyens pour se réhabiliter à la suite de son arrestation, notamment en ayant complété le programme du CIASF.

Conditions

Perron devra respecter une longue liste de conditions après sa libération, dont une période de probation de deux ans où, entre autres, il ne pourra se trouver près d'une école. 

Il devra aussi suivre toute thérapie recommandée par un agent de probation relativement à une problématique d’agresseur sexuel et ne pas se trouver dans un parc public où il pourrait y avoir des jeunes de moins de 16 ans. Il devra aussi s’inscrire au Registre des renseignements sur les délinquants sexuels pour une période de 20 ans.