Guylaine Veilleux et son fils Laurent ont visité le Zoo de Granby il y a une dizaine de jours. Depuis, son fils a contracté la maladie de Lyme.

Piqué par une tique au Zoo de Granby?

Une mère de famille originaire de la Beauce est convaincue que son fils de cinq ans a contracté la maladie de Lyme au Zoo de Granby, la semaine dernière.

« On a visité le Zoo la semaine dernière, le 21 et le 22 juillet », raconte Guylaine Veilleux.

Au retour à la maison, elle a remarqué une piqûre inhabituelle sur la jambe de son fils Laurent. « Je n’avais jamais vu ça, commente-t-elle. C’était bombé, ça lui faisait mal. Mais je n’avais pas vu de tique. »

« Deux jours plus tard, ça lui grattait comme n’importe quelle autre piqûre. C’était rouge et gonflé », poursuit-elle.

Ce n’est que le samedi suivant, donc cinq ou six jours après la visite au Zoo, que l’infirmière à l’œil aiguisé a reconnu la marque aux airs de cible, symptôme caractéristique, mais non systématique, de la maladie de Lyme connu sous le nom d’érythème migrant.

« J’ai allumé tout de suite et nous nous sommes présentés au sans rendez-vous pour une consultation. Après quelques recherches et vérifications, le médecin a diagnostiqué que mon fils avait la maladie de Lyme », indique Mme Veilleux.

Celle-ci croit que son fils, qui n’a pas manifesté d’autres symptômes, aurait pu être infecté dans l’un ou l’autre des habitats qu’il a traversés au cours de sa visite. « Il y a un peu de forêt, des herbes hautes, beaucoup de végétation, relate la mère de famille. Je ne me suis pas méfiée. On n’a même pas mis d’antimoustique. »

En moins de deux jours, son message a été partagé plus de 39 000 fois, à la plus grande surprise de la principale intéressée.

Le médecin a prescrit un traitement de 14 jours au garçon de cinq ans, qui ne devrait pas garder de séquelles de sa mésaventure. « Comme Laurent en était seulement au premier stade de la maladie, il devrait être guéri. On peut dire qu’on l’a attrapé à temps », note sa mère, soulagée.

Dans une publication diffusée sur Facebook dimanche, Guylaine Veilleux a souhaité sensibiliser d’autres parents aux risques de contracter la maladie de Lyme et les invite à la vigilance. En moins de deux jours, son message a été partagé plus de 39 000 fois, à la plus grande surprise de la principale intéressée.


«  Ça montre qu’il faut être prudent. Je suis infirmière, mais combien d’autres personnes dans ma situation n’auraient vu ou rien fait parce qu’ils ne sont pas au courant ?  »
Guylaine Veilleux

« Ça montre qu’il faut être prudent, constate-t-elle. Je suis infirmière, mais combien d’autres personnes dans ma situation n’auraient vu ou rien fait parce qu’ils ne sont pas au courant ? »

Mme Veilleux ne part cependant pas en guerre contre le Zoo de Granby, qu’elle n’a pas contacté après les faits. « Je ne veux vraiment pas décourager les gens d’aller au Zoo ou leur faire peur. Je ne vois pas ce que le Zoo aurait pu faire, il n’y a pas de solution pour le moment », nuance-t-elle.

« La seule chose que je ferais différemment, si c’était à refaire, serait de mettre un chasse-moustique et de bien inspecter les enfants », ajoute la mère.

Possible, mais peu probable selon le zoo

Du côté du Zoo de Granby, on indique qu’il n’est pas impossible, mais très peu probable, que l’enfant ait été piqué par une tique sur son site.

« On a parlé à notre expert en conservation qui nous a dit qu’il est très difficile d’être certains que c’est arrivé ici », explique Samuel Grenier, directeur des opérations au Jardin zoologique.

D’ailleurs, le Zoo n’a jamais enregistré de signalement quant à une possible infection sur place, même si la région immédiate est considérée comme l’un des endroits où le risque de contracter la maladie de Lyme est le plus élevé. « Et c’est peu probable, car nous n’avons pas un grand couvert forestier », précise M. Grenier.

« On a une sensibilité au niveau de l’éducation par rapport aux tiques dans la région, a renchéri Hélène Bienvenue, responsable des communications au Zoo. À deux reprises, nous avons tenu un kiosque, en collaboration avec le CLSC pour éduquer sur la présence de tiques et les risques y étant associés. »