Air Transat a indiqué qu’elle se préparait à rencontrer les deux pilotes, qui étaient suspendus depuis leur arrestation, pour planifier leur réintégration.

Pilotes d’Air Transat ivres aux commandes: les accusations abandonnées

LONDRES — Les procureurs britanniques ont abandonné les accusations qui pesaient contre deux pilotes canadiens d’Air Transat pour s’être préparés à prendre les commandes d’un vol commercial alors qu’ils étaient en état d’ébriété, après que leurs échantillons sanguins eurent été détruits par erreur dans une prison écossaise.

Aucune action en justice ne sera ainsi exercée contre Imran Syed, âgé de 39 ans, et Jean-François Perreault, âgé de 41 ans, ont précisé les procureurs. Les deux hommes avaient été arrêtés le 18 juillet 2016 alors qu’ils s’apprêtaient à piloter un vol de Glasgow à Toronto.

Selon les autorités, M. Syed, un Torontois, aurait eu un taux d’alcoolémie de 49 milligrammes/100 millilitres de sang. M. Perreault, un Ontarien, aurait pour sa part eu un taux d’alcoolémie de 32 milligrammes. Les deux hommes niaient les accusations.

L’avion avait fini par décoller avec un équipage différent, le lendemain matin, après que ses 250 passagers eurent passé la nuit à l’hôtel.

De son côté, Air Transat a indiqué qu’elle se préparait à rencontrer les deux pilotes, qui étaient suspendus depuis leur arrestation, pour planifier leur réintégration.

«Nous n’avons aucun élément qui nous amènerait à croire que les pilotes n’auraient pas respecté nos règles internes», a expliqué Christophe Hennebelle, porte-parole du transporteur, dans un courriel.

Les deux hommes devront suivre une formation et se requalifier selon les normes et la réglementation en vigueur, une procédure qui pourrait prendre quelques mois, a précisé M. Hennebelle. «Nous avons convenu avec eux de mesures de contrôle exceptionnelles garantissant leur exemplarité», a-t-il précisé.

Le porte-parole a rappelé que la sécurité de passagers et du personnel navigant était la priorité de l’entreprise, et souligné que la réglementation et les règles internes d’Air Transat étaient encore plus strictes que la réglementation canadienne.

Pour sa part, le syndicat de l’Association des pilotes de ligne n’a pas voulu commenter la situation.