Un résident du Pontiac a tenté sans succès d’éviter la peine minimale de quatre ans pour avoir déchargé une arme à feu sur la maison de son ex.

Peine minimale de 4 ans pour avoir tiré sur la maison de son ex

Un résident du Pontiac a tenté sans succès d’éviter la peine minimale de quatre ans pour avoir déchargé une arme à feu sur la maison de son ex.

L’accusé, Gregory Gagnon, n’a jamais digéré sa séparation conjugale.

Le 1er novembre 2015, il a conduit plusieurs kilomètres pour aller tirer un coup de feu sur la résidence de l’Ile-aux-Allumettes.

La carabine de calibre .270 (utilisée pour chasser le chevreuil, entre autres) a servi à tirer deux balles à travers la fenêtre de la résidence. Le projectile a atteint le salon, puis un mur, à quelques pieds de son ex-conjointe.

La Couronne l’a accusé d’avoir déchargé une arme à feu avec insouciance.

La femme tentait à tout prix d’éviter son ex, jaloux, colérique et harceleur.

En prenant la résidence pour cible, Gregory Gagnon a voulu « envoyer un message » au nouveau conjoint de la femme.

Personne n’a été blessé. Le juge Gaston Paul Langevin a réitéré mercredi que les balles auraient pu atteindre les occupants, ce qui aurait probablement transformé l’audience en procès pour meurtre ou homicide involontaire.

L’avocat de M. Gagnon, Me Sylvain Boucher, a tenté de convaincre le juge de ne pas appliquer la peine minimale, en plaidant l’article 12 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Cet article stipule qu’un justiciable ne peut recevoir une peine grossièrement disproportionnée.

L’accusé, qui n’avait pas d’antécédent, a dit qu’il n’avait pas l’intention d’atteindre qui que ce soit dans la maison en tirant « seulement » un coup de feu.

La Couronne demandait cinq ans, et la défense, de 18 à 24 mois d’emprisonnement, dans le cas où le juge acceptait sa requête.

Le juge a refusé la requête de la défense sur la Charte. Il a souligné la nécessaire dénonciation publique d’un tel crime avec arme à feu. Il s’est aussi fié au rapport présentenciel peu élogieux de M. Gagnon.

Le risque de récidive, la violence conjugale, la consommation d’alcool, et l’impulsivité ont été énumérés par le service de la probation.

« Les femmes ont le droit de mettre un terme à une relation sans être menacées, battues, tirées ou tuées, a commenté le magistrat. [Gagnon] doit être isolé de la société pour une longue période. »

Le magistrat a imposé une peine de quatre ans de pénitencier. L’accusé a été menotté dans la salle d’audience pour être dirigé vers les cellules.

Une peine minimale de sept ans s’impose automatiquement en cas de récidive.