Brandon Blackmore et Gail Blackmore ont été reconnu coupable en février d'avoir emmené un enfant de moins de 16 ans hors du Canada à des fins sexuelles.

«Peine clémente» et jeune témoin épargné

C'est une peine « clémente » à laquelle aura droit un homme de Gatineau dans une affaire d'agression sexuelle sur un mineur, selon le juge Richard Laflamme.
L'accusé, qui avait 41 ans au moment des faits en octobre 2016, a plaidé coupable dans cette affaire. Il a reconnu avoir inséré un mélange d'olives et de Vaseline dans l'anus de sa victime, un jeune homme de 17 ans endormi sous l'effet d'un médicament non identifié lors de l'agression. Il avait également forcé la petite amie de l'adolescent - âgée de 16 ans - à filmer la scène, sous prétexte qu'il s'agissait d'une blague.
C'est visiblement avec regret que le juge Laflamme a décidé d'accepter la proposition conjointe de la défense et de la Couronne d'une peine de 18 mois pour cet homme qui ne peut être identifié afin de protéger l'identité des victimes mineures. Le magistrat a indiqué mercredi matin en rendant sa décision que « le tribunal est toujours d'opinion que la peine est contraire à l'intérêt public ».
Si le magistrat avait refusé la proposition de la défense et de la Couronne, l'accusé aurait pu retirer son verdict de culpabilité et, ainsi, forcer la tenue d'un procès.
La Couronne craignait de ne pouvoir obtenir de condamnation en procès puisque son dossier reposait grandement sur le témoignage du petit frère de la victime de 17 ans. Ce dernier vivrait un important traumatisme après que son ex-beau-père l'ait forcé à regarder alors qu'il faisait subir des décharges électriques à l'adolescent endormi.
Incertain que le garçon, qui avait dix ans lors de l'agression, serait en mesure d'offrir son témoignage, le juge Laflamme n'a pas voulu lui imposer un stress supplémentaire. Le magistrat a préféré accorder à l'agresseur la peine de 18 mois négociée par la défense et la Couronne, précisant qu'une « peine clémente est mieux que pas de peine du tout ».
L'équivalent de 12 mois et 28 jours a déjà été purgé de manière préventive par l'homme, il ne lui reste donc que cinq mois et deux jours à passer derrière les barreaux. Il est par contre loin d'en avoir fini avec la justice puisqu'il est également accusé de violence conjugale à l'endroit de la mère des victimes dans cette affaire. Il doit aussi se défendre d'avoir contrevenu à une ordonnance de la cour en entrant en contact avec sa victime de 17 ans alors qu'il souhaitait récupérer des effets personnels.