Selon la preuve du ministère public, Martin Larocque aurait accumulé plus de 200 photos et autant de vidéos d’une seule et même fillette de cinq ans.

Pédophilie : la juge peu impressionnée par les promesses de l’accusé

Une juge s’est montrée peu impressionnée par les promesses d’un présumé pédophile qui tentait de sortir de prison en attendant la suite de son procès, à Gatineau. Martin Larocque, cet homme de 46 ans qui semble avoir une fixation sur les enfants endormis, restera derrière les barreaux.

Dans sa décision rendue vendredi, la juge Lynne Landry s’est dite « peu convaincue » des intentions de Martin Larocque d’assister à des thérapies au Centre d’intervention en abus sexuels pour la famille (CIASF) de l’Outaouais.

Pour assister à ces thérapies, l’individu devait préalablement être libéré, avait plaidé son avocat, Me Gérard Larcoque, lors de l’enquête sur sa remise en liberté.

« C’est peu convaincant, a mentionné la juge, lorsque l’accusé dit qu’il veut aller au CIASF, alors qu’il ne pense même pas qu’il a un problème. »

Le problème de Martin Larcoque, selon la Couronne, en est un d’agresseur sexuel et de pédophile.

Selon la preuve du ministère public, le quadragénaire aurait accumulé plus de 200 photos et autant de vidéos d’une seule et même fillette de cinq ans.

Après l’extraction des fichiers informatiques, la police de Gatineau a découvert des scènes dans lesquelles il s’immisçait dans l’intimité de sa victime, lorsqu’elle dormait, sous la couverture.

La petite fille a aussi parlé à sa mère des « photos » bizarres que l’homme lui avait montrées.

Plus de 10 000 autres fichiers ont été découverts dans le téléphone cellulaire de l’homme. Ce dernier utilisait une application nommée « Keep Safe » qui permet de cacher des images et vidéos.

Certaines photos montraient d’autres enfants endormies, ou vêtues comme des adultes

En interrogatoire avec la police, il aurait dit qu’il regardait ce type de pornographie « pour avoir de bons trucs » avec sa conjointe, qui semblait ignorer la vraie histoire.

Même la caution et les garanties offertes par la mère de l’accusé n’ont pas convaincu la magistrate.

S’il obtenait sa liberté, Martin Larocque aurait résidé chez une amie, qui a deux enfants d’âge mineur. Ces mêmes enfants auraient pu se retrouver seuls avec le suspect, à leur retour de l’école, en fin d’après-midi.