Ottawa a été le théâtre de 24 homicides en 2016.

Ottawa a fait grimper les statistiques sur les homicides en Ontario

La croissance du nombre d’homicides en Ontario, en 2016, est « principalement attribuable » aux villes de Toronto et d’Ottawa, révèle Statistique Canada.

Dans sa plus récente publication, Statistique Canada rappelle que la capitale fédérale a été le théâtre de 24 homicides en 2016, soit 17 de plus qu’en 2015. « Cela représente un taux de 2,37 homicides pour habitants, soit le triple du taux observé en 2015 », apprend-on dans le rapport mis en ligne, mercredi.

Toronto, qui déplore 96 homicides en 2016, enregistre 14 dossiers de plus qu’en 2015.

À l’échelle canadienne, le taux d’homicides est de 1,68 pour 100 000 habitants.

« Pour ces deux Régions métropolitaines de recensement (RMR d’Ottawa et de Toronto), le nombre plus élevé d’homicides attribuables à des gangs a été un facteur ayant contribué à la hausse enregistrée en 2016 », confirme l’organisme fédéral.

Toujours selon Statistique Canada, la quantité d’homicides attribuables à des gangs criminels en Ontario est passée de 96, en 2015, à 141, en 2016.

« La croissance globale du nombre d’homicides attribuables à des gangs est principalement attribuable aux hausses enregistrées en Ontario (+24) et en Colombie-Britannique (+10). Les augmentations observées dans ces provinces sont surtout liées aux hausses survenues à Toronto (+21), à Vancouver (+6) et à Ottawa (+5). Ensemble, ces trois RMR ont enregistré 42 % de l’ensemble des homicides attribuables à des gangs déclarés en 2016. »

Un seul homicide a été rapporté dans la RMR de Gatineau en 2015, et trois, en 2016.

Les homicides représentent moins de 0,2 % des crimes violents déclarés par les corps policiers du Canada, en 2016.

L’Alberta (-17), le Québec (-12) et la Colombie-Britannique (-10) ont vu leur nombre d’homicides nettement diminuer entre 2015 et 2016.

Ces baisses considérables contribuent à la stabilité du taux moyen d’homicides au pays.

Le taux de 1,7 par 100 000 habitants est relativement stable depuis dix ans, au Canada.

Au Canada, il y a eu 141 homicides attribuables à des gangs, soit 45 de plus qu’en 2015, ont rapporté les forces policières canadiennes à l’organisme fédéral de statistiques.

Il s’agit de près du quart des homicides commis au Canada cette année-là et d’une deuxième hausse consécutive.

En 2016, le taux d’homicides attribuables à des gangs et au crime organisé était le plus élevé enregistré depuis le sommet atteint en 2008. De 2009 à 2014, le taux avait affiché une tendance à la baisse.

Québec

Le Québec, où il s’est produit 67 homicides, a déclaré son plus faible taux d’homicides (0,80 pour 100 000 habitants) depuis le début de la collecte des données à ce sujet, soit en 1961.

Au pays, il y a eu un total de 611 victimes d’homicide l’an dernier, soit deux de plus qu’en 2015.

« Malgré les fluctuations d’une année à l’autre du taux d’homicides au Canada, celui-ci a généralement diminué au cours des dernières décennies. Le taux d’homicides inscrit en 2016 était de 44 pour cent inférieur au sommet atteint en 1975 », peut-on lire dans l’analyse de Statistique Canada.

L’Île-du-Prince-Édouard n’a pas déclaré d’homicide en 2016.