Le chef de police d’Ottawa, Charles Bordeleau

Nouvelles relations entre la police d'Ottawa et la communauté

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a présenté lundi les douze membres du nouveau Conseil sur l’équité police-collectivité d’Ottawa (CEPCO).

Cette organisation prendra la relève du Comité d’intervention policière et communautaire (CIPC) qui avait été établi en 2000 et qui a été démantelée l’année dernière en raison, entre autres, de problèmes de crédibilité et d’une capacité insuffisante d’agir. 

Le rôle du CEPCO consistera à offrir à la police des conseils et des intuitions sur les façons d’améliorer et de renforcer les liens des autorités avec les nombreuses communautés et les organisations autochtones, confessionnelles et racisées de la capitale. 

Des membres du SPO ainsi que trois sages représentant les peuples autochtones du Canada complèteront le groupe de travail. 

Le chef de police d’Ottawa, Charles Bordeleau, a indiqué que l’ancienne structure se devait d’évoluer, notamment en intégrant dans ses rangs des représentants d’organisations et de larges réseaux communautaires.

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PRÉSENCE POLICIÈRE ACCRUE

La police d’Ottawa a accru sa présence près des synagogues et autres lieux de rassemblements juifs de la capitale à la suite de l’attentat meurtrier de samedi qui a fait 11 morts dans une synagogue de Pittsburgh, aux États-Unis. 

«Il n’y a aucune menace à Ottawa, mais nous sommes très conscients de l’angoisse et de l’anxiété que ce type d’événement peut causer à travers l’ensemble de notre communauté», a indiqué lundi le chef du Service de police d’Ottawa, Charles Bordeleau, qui a tenu à se faire rassurant. 

Le chef de police demande toutefois aux citoyens de rapporter aux autorités tout acte suspect ou de vandalisme dont ils seraient témoins.

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HAUSSE DES FRAIS DE VÉRIFICATION D'ANTÉCÉDENTS

Les frais associés à la vérification des antécédents à des fins d’emploi par la police d’Ottawa feront un bond majeur à compter de 2019. 

La Commission de services policiers d’Ottawa a adopté lundi une nouvelle grille tarifaire qui fera passer à 90 $ les frais pour la vérification du casier judiciaire et pour la vérification des antécédents en vue d’un travail auprès des personnes vulnérables, qui sont cette année de 50 $ et 15 $, respectivement. Le service restera gratuit pour les bénévoles. 

Les employeurs et les agences de bénévolat exigent de plus en plus des vérifications d’antécédents auprès d’employés ou de bénévoles potentiels, ce qui accroît le travail et les coûts de la police, a-t-on signalé. 

Les vérifications d’antécédents sont passées de 48 000 en 2013 à 75 000 en 2018. Elles devraient atteindre 88 000 cette année. 

La hausse des tarifs permettra à la police d’Ottawa de recouvrer l’ensemble des coûts du service qui s’élevaient à plus de 4,7 millions $ en 2017.