Les élus et les administrateurs de la MRC des Collines sont restés muets aux sujets des récents développements au sein de son service de police.

MRC des Collines: mystère autour de l’ex-directeur adjoint de police

Un voile opaque recouvre l’administration publique de la Municipalité régionale de comté (MRC) des Collines, alors que personne ne veut confirmer le véritable sort réservé à l’ex-directeur adjoint de son service de police, Sylvain Tanguay.

Dans très bref courriel au Droit, mercredi soir, la préfète de la MRC des Collines, Caryl Green, a confirmé que le poste de directeur adjoint «est présentement vacant».

Les élus et les administrateurs de la MRC sont restés bouche cousue quant aux récents développements au sein de son service de police. Tous brandissent la clause d’une entente hors cour pour garder le silence.

Dans le même courriel envoyé mercredi soir, Mme Green rajoute que M. Tanguay «est à l’emploi de la MRC présentement (et qu’il) n’est pas présent au poste de police dans le cadre de ses fonctions».

L’affaire Sylvain Tanguay continue de hanter l’administration publique de la MRC des Collines.

On ne précise nulle part s’il fait toujours partie - ou non - de la Sécurité publique.

Il semble que les dirigeants de la MRC et ceux du service de police tentent de tourner la page sur cette saga qui dure depuis plus de deux ans.

«Aucun autre commentaire ne peut être donné quant à ses fonctions actuelles, les dossiers des employés étant confidentiels, tout comme l’entente de règlement», a conclut Mme Green.

Crise

Il y a une semaine, les avocats de la MRC annonçaient l’intervention d’une entente à l’amiable entre M. Tanguay et son employeur. Dans la foulée d’une crise interne sans précédent au sein de son corps de police, la MRC des Collines a blanchi Sylvain Tanguay de tout soupçon de gestes violents et d’allégations de harcèlement au travail.

Ni les avocats de M. Tanguay ni ceux de la MRC des Collines n’ont commenté l’affaire depuis l’envoi d’un communiqué de presse conjoint, le 22 janvier. 

On lisait dans cette missive que M. Tanguay avait «maintenu un comportement sans reproche dans l’exercice de ses fonctions à titre de policier et directeur adjoint du service de sécurité publique».

Sylvain Tanguay poursuivait la MRC pour suspension et congédiement illégal. Il réclamait près de 6 millions $ en dommages.

En 2018, trois juges de la Cour du Québec avaient plutôt conclu que M. Tanguay n’avait fait que son travail en rapportant des vols d’heures de travail nocturnes et le mauvais comportement de certains subalternes.

Les mêmes juges ont pointé du doigt certains policiers qui, au contraire, avaient rendu la vie de leur directeur adjoint impossible et pénible.

Après avoir été réintégré dans ses fonctions, à la fin du mois d’octobre 2018, le directeur adjoint s’était installé dans les bureaux administratifs de la MRC, à Chelsea, plutôt qu’au poste de police situé à Wakefield. 

Ce protocole devait permettre un retour au travail sans heurt.