La scène de l'accident de travail mortel en juin 2019. 
La scène de l'accident de travail mortel en juin 2019. 

Mort écrasé par un autoquad en Haute-Gatineau: la CNESST identifie deux causes 

La mort d’un travailleur ayant été écrasé par un autoquad, en Haute-Gatineau en juin 2019, a été causée par une réparation effectuée sans suivre les instructions du fabricant et par l’absence de directives de l’employeur sur le port de la ceinture de sécurité, conclut le Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Employé de l’Association chasse et pêche de la Désert inc., Jason Saumure a péri le 22 juin 2019 après avoir perdu la maîtrise de l’autoquad qu’il conduisait pour effectuer une patrouille dans la ZEC Bras-Coupé-Désert, située au nord-ouest de Maniwaki. Le véhicule tout-terrain s’est renversé et a écrasé l’homme, qui avait été éjecté de son siège. C’est un passant qui avait aperçu la scène et alerté les autorités.

L’enquête menée par la CNESST a permis d’établir deux causes pouvant expliquer cette tragédie. La première découle d’une réparation effectuée quelques mois plus tôt. «Lors de la réparation de l’autoquad, l’écrou du bas de suspension supérieur a été réutilisé contrairement aux instructions du fabricant, indique la CNSSST dans un communiqué. Quatre mois plus tard, le bras de suspension s’est défait, occasionnant une perte de contrôle ainsi que le renversement du véhicule.»

L’autre cause est «l’absence de directives de l’employeur» au sujet du port de la ceinture de sécurité en autoquad. «La ceinture de sécurité était bouclée dans le dos du conducteur au moment de l’accident, note la CNESST. Sans la ceinture, il n’y avait rien pour retenir le conducteur contre les forces de renversement. Il a donc été éjecté de son siège et écrasé par le châssis du véhicule.»

Après l’accident, la CNESST a exigé que l’employeur «mette en place une directive pour le port obligatoire du casque et de la ceinture en tout temps pour les déplacements en autoquad». Un scellé a aussi été apposé sur le véhicule - dont le bras de suspension avait été réparé par un concessionnaire autorisé - afin qu’une expertise mécanique puisse être effectuée. «L’employeur s’est immédiatement conformé à ces exigences», précise la CNESST.