Un aide-élagueur a perdu la vie lors de travaux d'abattage d'un cèdre en juillet 2018 à Gatineau.

Mort d’un aide-élagueur à Gatineau: c'était évitable, dit la CNESST

La mort d’un aide-élagueur, l’été dernier à Gatineau, aurait pu être évitée par une meilleure organisation du travail et une communication plus efficace.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a rendu ses conclusions sur le décès de Denis Masson, un aide-élagueur de l’entreprise dirigée par Omer et Bermin Laviolette.

Le 16 juillet dernier, M. Masson effectuait l’abattage d’un cèdre haut de 15 mètres.

M. Masson travaillait au sol, pendant que son employeur, cinq mètres plus haut, coupait les branches avant l’abattage complet de l’arbre.

Le duo a utilisé une technique de rétention visant à contrôler, avec une corde, la chute de la branche coupée.

M. Masson a constaté que la branche risquait de tomber sur le fil électrique reliant la maison à la remise de la propriété, et s’est déplacé dans la zone de chute des branches. Il a saisi l’extrémité de la branche accessible, et l’a tirée pour la dégager du fil électrique.

«Sous la force exercée, lit-on dans le résumé du rapport de la CNESST, la branche sur laquelle la corde prenait appui a cassé et a heurté M. Masson à la tête. Ce dernier a été transporté par un collègue au centre hospitalier, où il est décédé quelques jours plus tard des suites de ses blessures.»

Coordination

Selon l’organisme, l’absence de coordination du travail explique que M. Masson se soit retrouvé dans la zone de chute des branches.

«Il n’y avait pas de système de communication efficace entre les travailleurs, indispensable pour ce genre de travaux ni de délimitation de la zone dangereuse. La méthode de démontage par rétention a été mal appliquée. Entre autres, la technique de démontage reconnue, qui prescrit de réduire la branche sur son extrémité en revenant progressivement vers le tronc, n’a pas été appliquée. De plus, le choix de la branche de support et la position du point d’ancrage sur celle-ci étaient inadéquats.»

La CNESST transmettra son rapport à la Société internationale d’arboriculture Québec, à l’Association québécoise des arboriculteurs commerciaux et à la Fraternité provinciale des ouvriers en électricité.