Deux policiers d’Ottawa ont été blanchis vendredi par l’Unité des enquêtes spéciales (UES) un peu plus d’un an après avoir fait feu sur un autochtone de 30 ans, Greg Ritchie.

Mort de Greg Ritchie en janvier 2019: deux policiers d’Ottawa blanchis

Deux policiers d’Ottawa ont été blanchis vendredi par l’Unité des enquêtes spéciales (UES) un peu plus d’un an après avoir fait feu sur un autochtone de 30 ans, Greg Ritchie.

L’UES a décidé d’exonérer les deux policiers alors qu’aucun motif raisonnable n’a été établi pour porter des accusations criminelles contre ces derniers.

L’altercation entre les deux agents et M. Ritchie s’est déroulée le 31 janvier 2019 vers 8h au centre commercial Elmvale Acres situé au 1922, boulevard Saint-Laurent, à Ottawa.

Le SPO a d’abord été averti de la présence d’un homme tenant un couteau dissimulé sous son manteau sur le terrain du centre commercial. Lorsque les agents se sont rendus sur place, la situation a dégénéré et ils ont ensuite fait feu à plusieurs reprises sur M. Ritchie. Il a ensuite été transporté d’urgence au campus Civic de l’Hôpital d’Ottawa où son décès a été constaté. Un des policiers présents sur les lieux a subi des blessures mineures.

La scène où a eu lieu la fusillade mortelle impliquant Greg Ritchie et deux policiers d'Ottawa.

Dans le rapport complet, le directeur de l’UES, Joseph Martino se dit «convaincu, pour des motifs raisonnables, qu’en faisant feu sur le plaignant, les agents n’ont pas contrevenu au droit criminel». 

Il ajoute que «les policiers agissaient clairement dans l’exercice de leurs fonctions légales lorsqu’ils se sont rendus sur les lieux pour enquêter à la suite d’appels à la police de citoyens qui s’inquiétaient du couteau que le plaignant portait. Par la suite, lorsque le plaignant les a menacés en brandissant l’objet dans leur direction, les agents avaient des motifs de vouloir l’arrêter».

«Dans les circonstances, je ne peux pas véritablement imputer un changement important dans la nature et l’étendue de la menace raisonnablement perçue par les agents au cours de la fusillade, d’autant plus que la preuve indique que le plaignant n’a été abattu qu’après le dernier coup de feu», a-t-il poursuivi.

L’UES est sollicité lors d’incidents ayant causé la mort, une blessure grave ou une agression sexuelle impliquant des policiers de l’Ontario.