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Patrick Dussault
Patrick Dussault

Mort de Diane Lahaie: Patrick Dussault veut sa liberté en attendant son deuxième procès

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
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Un Gatinois reconnu coupable de meurtre en 2016 tentera de retrouver sa liberté en attendant son deuxième procès ordonné par la Cour d’appel.

Patrick Dussault, 46 ans, a été arrêté en août 2013. Après avoir causé la mort de Diane Lahaie, il aurait déclenché un incendie dans la résidence de sa victime afin de camoufler son crime.

Un jury l’a déclaré coupable de meurtre sans préméditation en novembre 2016. La juge Hélène Di Salvo l’a condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 2025, soit 12 ans après son arrestation.

Mais le 8 juin dernier, la Cour d’appel a ordonné la tenue d’un nouveau procès, estimant qu’une déclaration incriminante obtenue par les forces de l’ordre le 28 août 2013 «l’a été en violation de son droit à l’avocat» selon l’article 10 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Patrick Dussault veut obtenir une remise en liberté provisoire en attendant son nouveau procès, prévu en septembre et octobre prochains.

Selon la défense, l’accusé n’a pas commis de meurtre, mais bien un homicide involontaire coupable, dont le chef d’accusation est moindre et n’implique pas de peine automatique d’emprisonnement à perpétuité.

Le 29 décembre, la Cour d’appel a indiqué que l’audition sur la remise en liberté devait se dérouler devant la Cour supérieure «pour y être entendue le plus rapidement possible».

Mort et incendie

Le meurtre s’est produit sur la rue de Gaspé, à Gatineau, le 25 juillet 2013. L’incendie a éclaté le 27.

Selon la preuve déposée par la Couronne lors du premier procès, Patrick Dussault a vu noir lorsque Diane Lahaie, 64 ans, lui a annoncé qu’elle n’avait pas l’argent pour payer les travaux de rénovation pour lesquels il avait été engagé. Il lui aurait asséné des coups de sceau de peinture à la tête, et pris un couteau de cuisine que la femme avait descendu avec de la pizza pour la poignarder à 16 reprises.

Le coup fatal serait celui d’un coup de couteau à la veine jugulaire. Deux jours plus tard, M. Dussault aurait acheté un bidon dans une quincaillerie pour le remplir d’essence, et asperger une partie du sous-sol où se trouvait le corps.