Pour attirer l’attention du public sur la prévention des fraudes, le porte-parole de la police de la MRC des Collines y est allé d’une « montée de lait », mardi, sur la page Facebook de son organisation.

Montée de lait contre les fraudeurs à la MRC des Collines

« Ce n’est parce qu’on rit que c’est drôle. » Pour attirer l’attention du public sur la prévention des fraudes, le porte-parole de la police de la MRC des Collines y est allé d’une « montée de lait », mardi, sur la page Facebook de son organisation.

En citant une célèbre réplique de la version française du film Slapshot, le sergent Martin Fournel a expliqué que les fraudeurs professionnels n’hésitaient pas à utiliser la menace, la pression et de fausses allégations pour empêcher leurs victimes de bien réfléchir. Ce discours a son utilité bien précise.

« Pour que le monde ait peur ! » C’est ainsi que le porte-parole de la police cite le célèbre film, mieux connu pour ses répliques assassines que pour la profondeur de son scénario.

Dans cette même vidéo, le sergent Fournel dit « en avoir plein son casque » des fraudeurs qui s’en prennent à monsieur et madame Tout-le-Monde, que ce soit par téléphone ou par courriel.

Un peu partout au Canada, les corps policiers soulignent mars, mois de la prévention de la fraude.

Cette année, la population est mise en garde contre les malfaiteurs sans frontière. Un fraudeur peut appeler de l’Inde chez un résident d’Alfred, en Ontario, ou de Cantley, au Québec. Il se dit représentant du gouvernement canadien ou de toute autre organisation représentant l’autorité. Les malfaiteurs font des menaces d’arrestation, et incitent à effectuer rapidement un transfert d’argent pour éviter des problèmes.

« Il est difficile de se tenir au fait de toute la gamme des escroqueries », dit le sergent Jamie Ritchie, de l’Unité des fraudes organisées du Service de police d’Ottawa. « Mais on peut prendre des mesures pour se protéger, quelle que soit la situation particulière. »

Lorsque l’affaire paraît trop belle - ou trop grave — pour être vraie, il faut redoubler de prudence. Le gouvernement ou l’Agence du revenu n’utilisent jamais la menace directe pour interagir avec les citoyens. En cas de doute, le citoyen doit raccrocher et contacter lui-même l’organisme avec le numéro officiel indiqué sur son site ou dans le bottin régulier.

Le Service de police de la Ville de Gatineau a par ailleurs publié sur sa page Facebook un exemple de message frauduleux, mardi.

« Comme service de police, rajoute Martin Fournel, nous compatissons énormément avec les nombreuses victimes qui ont perdu plus de 50 000 $, seulement sur notre territoire, en 2019. C’est énormément d’argent qui est perdu à tout jamais. »

Les policiers conseillent à ceux qui reçoivent ce type de texto, de courriel ou d’appel de se poser quelques questions pour ne pas tomber dans le piège. Il ne faut cliquer sur aucun lien, et ne répondre directement à aucun appel ou texto, en cas de doute.