Monique Goulet pourra demander sa libération conditionnelle six ans plus tôt que prévu.
Monique Goulet pourra demander sa libération conditionnelle six ans plus tôt que prévu.

Monique Goulet: une peine allégée pour le meurtre de son ex

Une Gatinoise détenue pour le meurtre de son ex-conjoint pourra demander sa libération conditionnelle six ans plus tôt que prévu.

Monique Goulet (anciennement Fournier) a été condamnée à la prison à vie en 2004 après qu’un jury l’ait déclarée coupable du meurtre prémédité de Michel Fournier, en 1985. Elle pouvait alors demander sa libération conditionnelle 25 ans plus tard, soit le 6 janvier 2029.

Monique Goulet, aujourd’hui âgée de 74 ans, a demandé une révision judiciaire selon l’article 745.1 du Code criminel, afin de sortir plus tôt.

Cet article prévoit que les autorités peuvent accepter ou refuser d’amoindrir une sentence en étudiant certains facteurs, comme l’âge de la détenue, son caractère, son comportement en détention, la nature du crime et les témoignages de la famille de la victime.

Cette décision sur la requête devait être confiée à un jury, mais la crise de la COVID-19 a bousculé les procédures.

La Couronne et la défense ont récemment tenu une audience en facilitation auprès de la juge saisie de l’affaire.

Elles ont convenu que la détenue pourra finalement s’adresser à la Commission des libérations conditionnelles le 6 janvier 2023, soit 19 ans après le verdict de culpabilité.

«La procédure a été faite via (la plateforme vidéo) WebRTC en présence de la famille de la victime», a confirmé la procureure de la Couronne, Me Isabelle Bouchard.

La juge de la Cour supérieure France Charbonneau a présidé l’audience. Mme Goulet est représentée par Me Sandra Brouillette.

Mme Goulet a été décrite dans la requête judiciaire comme étant une femme ayant longtemps subi de la violence familiale.

1985

Ce meurtre sanglant avait aussi fait couler beaucoup d’encre, en 1985.

Les «hommes de main» ont d’abord pris le blâme, alors que Monique Fournier avait pu échapper à la justice pendant 17 ans.

En février 2004, un jury a finalement donné raison à la Couronne qui alléguait que la dame avait demandé à son amant d’alors, Robert Lagacé, de dénicher un individu qui accepterait d’abattre son mari.

Le but du meurtre était de toucher la prime d’assurance de 145 000 $ sur la vie de Michel Fournier.

Robert Lagacé a demandé à un ami, Michel Chénier, qui, lui, avait donné le contrat à Pierre Joanisse.

Pierre Joanisse s’est présenté à l’église Notre-Dame de La Guadeloupe le soir du 22 septembre 1985. Il a ouvert le feu sur Michel Fournier, qui terminait son quart de travail comme disque-jockey.

Les trois hommes ont purgé des peines de 10 à 11 ans de pénitencier,