Meurtre de Cédric Dupuis-Skinner: un suspect arrêté

Moins de 72 heures après le meurtre du Cowansvillois Cédric Dupuis-Skinner, un homme de 28 ans, Jonathan Lafrenière-Milot, a été arrêté et accusé d’homicide involontaire. Le crime aurait été commis pendant une transaction de drogue.

La victime âgée de 20 ans a été découverte gravement blessée dans la rue Authier à Granby, dans la nuit de vendredi à samedi. Son décès a été constaté à l’hôpital. Cédric Dupuis-Skinner aurait subi des blessures infligées par une arme blanche.

Le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec, en collaboration avec le Service de police de Granby, a procédé à l’arrestation du suspect lundi, à Granby. 

La victime de l’homicide est le fils de Richard Skinner, un homme arrêté lors de l’opération Muraille en 2016 et récemment condamné à 31 mois de prison. Les policiers le soupçonnaient d’être l’une des têtes dirigeantes d’un réseau de trafic de stupéfiants dans la région. 

De son côté, Cédric Dupuis-Skinner était actif sur les réseaux sociaux et publiait du contenu lié au crime organisé. On peut notamment l’apercevoir en compagnie d’un membre en règle d’un club de motards criminalisés sur l’une de ses photos.

Interdiction de contact

L’accusé Jonathan Lafrenière-Milot, 28 ans, a brièvement comparu au palais de justice de Granby en début d’après-midi, mardi, sous des accusations d’homicide involontaire, de trafic d’une substance inscrite à l’annexe 1 du Code criminel (cocaïne, héroïne, cannabis, amphétamines, etc.) et de bris de condition.

Pour le ministère public, Me Karine Guay s’est opposée à sa remise en liberté. En accord avec la défense, représentée par Me Rachel Bernatchez, le dossier a été remis au 23 août, pour la forme. Entre-temps, il est interdit au détenu de communiquer avec une douzaine de personnes qui seraient impliquées dans le meurtre.

Au moment de son arrestation, M. Lafrenière-Milot était sous probation pour des délits commis en 2016 à Saint-Hyacinthe. Il avait alors participé à une agression armée au cours de laquelle quatre personnes avaient été blessées dans un immeuble de la rue Rouleau. La vente de drogue était là aussi le mobile de l’attaque.

Pour ce délit, M. Lafrenière-Milot avait été condamné à 30 mois de prison, en décembre 2016, pour voies de fait armées, menaces, possession de drogue et bris de condition. Une peine réduite à 22 mois de prison compte tenu du temps d’incarcération déjà purgé.

Auparavant, il avait aussi été trouvé coupable de vol, de refus d’obtempérer à l’alcootest, de possession de drogue et de nombreux bris de probation. M. Lafrenière-Milot est connu des policiers, mais ses possibles liens avec le crime organisé n’ont pas été établis.