L’homme arrêté dimanche pour le meurtre de son père à Val-des-Monts est le frère d’un Gatinois tristement connu pour une série d’agressions sexuelles qui ébranle l’Outaouais depuis deux ans.
L’homme arrêté dimanche pour le meurtre de son père à Val-des-Monts est le frère d’un Gatinois tristement connu pour une série d’agressions sexuelles qui ébranle l’Outaouais depuis deux ans.

Meurtre à Val-des-Monts: une fratrie déjà connue

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
L’homme arrêté dimanche pour le meurtre de son père à Val-des-Monts est le frère d’un Gatinois tristement connu pour une série d’agressions sexuelles qui ébranle l’Outaouais depuis deux ans.

Le suspect du meurtre de Val-des-Monts, Marc-André Giroux, est le frère de Michel Giroux. Ce dernier purge depuis le mois de septembre une peine d’emprisonnement de sept ans pour avoir agressé sexuellement plusieurs jeunes femmes après leur avoir fait ingérer du GHB à leur insu. Le GHB est aussi connu comme étant la «drogue du viol».

Michel Giroux

D’ailleurs, Marc-André Giroux, 31 ans, était aussi accusé d’agression sexuelle avant le drame familial de dimanche. Cette affaire d’agression sexuelle devait revenir devant le tribunal le 30 novembre.

La Couronne accusait Marc-André Giroux d’agression sexuelle depuis le 30 juillet 2019. Les faits, impliquant une seule victime, se seraient produits le 3 septembre 2018, à Gatineau.

Les documents judiciaires consultés par Le Droit confirment qu’il s’agit du même individu arrêté dimanche à Val-des-Monts.

Selon ces mêmes documents, Marc-André Giroux a récemment déménagé de Gatineau à Val-des-Monts, dans la résidence où le meurtre allégué s’est produit.

Pénitencier

En septembre dernier, le juge Gaston Paul Langevin a condamné Michel Giroux et Vincent Carrières à sept et cinq ans de pénitencier pour avoir fait ingérer la «drogue du viol» à de jeunes femmes rencontrées dans des bars de la région ou sur des applications de rencontres comme Tinder.

Le magistrat avait accepté la suggestion commune de la Couronne et de la défense sur les sentences à imposer.

Il s’était dit perplexe à l’idée d’imposer des sentences aussi «clémentes» avant d’accepter la proposition provenant d’avocats expérimentés.

Le juge Langevin avait aussi expliqué sa décision d’accepter la peine proposée afin «d’épargner les victimes sur le plan émotionnel» parce que ces dernières auraient dû témoigner lors d’un éventuel procès.