Le meurtre de Claire Hébert serait survenu le 28 janvier dans son logement du 222 rue Napoléon-Groulx, dans le secteur Gatineau.

Meurtre à Gatineau: le fils de la victime comparaît

Arrêté dimanche par les policiers, le fils de la quinquagénaire retrouvée sans vie dans son logement de Gatineau le 30 janvier dernier a brièvement comparu, lundi, pour répondre à une accusation de meurtre au deuxième degré.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a annoncé lundi matin avoir procédé à l’arrestation de Denis Junior Dompierre, 38 ans. Le prévenu a été arrêté dimanche vers 11h25 dans le cadre d’une interception sur route, près des rues Montcalm et Papineau, dans le secteur Hull. L’homme «n’a pas résisté à son arrestation», a indiqué le sergent Jean-Paul LeMay porte-parole du SPVG.

Sa comparution a duré à peine une minute, lundi avant-midi, au palais de justice de Gatineau. Le dossier, qui doit se dérouler devant juge et jury, a été remis au 28 février.

L’autopsie pratiquée sur le corps de Claire Hébert, 58 ans, a permis d’établir qu’elle est décédée d’un traumatisme crânien. Selon les autorités, la victime aurait été tuée deux jours avant la macabre découverte dans le logement du 222, rue Napoléon-Groulx, dans le secteur Gatineau.

Le sergent LeMay a fait savoir que Denis Junior Dompierre demeurait avec sa mère «depuis quelques mois» et qu’ils «entretenaient une relation houleuse» depuis le début de cette cohabitation. Selon le SPVG, M. Dompierre a agi seul, sans complice.

Le 27 janvier, soit la veille de la journée où le meurtre aurait été commis, le SPVG avait été appelé à intervenir dans le logement de la rue Napoléon-Groulx «pour un conflit familial».

«Les policiers, dans leur intervention, ont donné conseil aux gens qui étaient présents, a indiqué le sergent LeMay. Il n’y avait pas lieu d’une intervention policière judiciaire à ce moment-là.»

Ce n’est qu’après avoir reçu un appel pour vérifier le bien-être de Mme Hébert, le 30 janvier, que les policiers sont retournés sur place et ont trouvé le corps inanimé de la dame.

Le porte-parole du SPVG a indiqué que le délai entre la découverte du corps et l’arrestation du fils de la victime s’explique «par les procédures d’enquêtes» exigeant un travail «minutieux». Les autorités estiment maintenant avoir «une preuve étoffée» pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales dans ce dossier du premier homicide à survenir en sol gatinois en 2018.

Denis Junior Dompierre avait «de vieux antécédents mineurs» et était «sans histoire» depuis «plusieurs années», a précisé le SPVG.

Le suspect, Denis Junior Dompierre.