Ronald Maranger avait entre autres écrit sur sa page Facebook qu'il voulait provoquer une prise d'otages au palais de justice de Gatineau.

Menaces sur Facebook: Le juge appelle au calme

Un juge a appelé un homme à se calmer et à laisser tranquilles deux intervenantes de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de l'Outaouais qu'il a menacées sur Facebook, tout comme d'autres personnes reliées au système judiciaire.
Ronald Maranger a été arrêté jeudi dernier pour avoir proféré des menaces envers du personnel lié au système judiciaire de l'Outaouais. Il avait entre autres écrit sur sa page Facebook qu'il voulait provoquer une prise d'otages au palais de justice de Gatineau.
Il a tenu des propos menaçants envers deux travailleuses sociales de la DPJ. La Couronne lui reproche d'avoir « agi de manière à provoquer la peur chez une personne liée au système judiciaire (et) envers les personnes présentes à la cour ».
Libéré mardi, M. Maranger s'est engagé à se tenir loin de ses victimes, à ne pas approcher les centres jeunesse ou le palais de justice à moins de 100 mètres (sauf pour ses comparutions), et à ne plus utiliser les médias sociaux. Il a déposé une caution de 1000 $.
« Ne vous vous 'crinquez' pas vous-mêmes », a conseillé le juge Jean-François Gosselin à l'accusé, avant sa libération provisoire.
« C'est très clair, votre honneur », a répondu M. Maranger, dans le box des accusés.
« Les intervenantes de la DPJ ont un travail difficile à faire, a insisté le magistrat. Quand la DPJ entre dans une vie, ça peut causer des tourments ou de la détresse. Mais elles ont un travail à faire. »
Le juge a conseillé à M. Maranger d'aller chercher de l'aide s'il sentait « le couvercle sauter ».
M. Maranger a trois causes pendantes, incluant ce dossier.