Denis Cronier, un résident de Gatineau de 53 ans, semble accumuler les cibles depuis deux ans.

Menaces et harcèlement à la DPJ

Harcèlement par téléphone, menaces de mort et intimidation en personne et sur les médias sociaux envers des travailleurs liés au système de la justice en Outaouais : Denis Cronier, un résident de Gatineau de 53 ans, semble accumuler les cibles depuis deux ans. Son comportement cessera au moins pendant quelque temps, puisque la police de Gatineau l’a placé derrière les barreaux, jeudi matin.

Des employés de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et des avocats comptent parmi les victimes présumées de M. Cronier.

Toutes ces personnes liées au système judiciaire se disent intimidées et harcelées depuis deux ans.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a déposé 13 chefs d’accusation criminels, jeudi.

En plus du harcèlement, le DPCP soutient que M. Cronier a utilisé la violence contre certaines des cinq victimes alléguées pour les empêcher de faire leur travail. Selon des documents de la Cour du Québec, Denis Cronier a transmis de faux renseignements dans l’intention d’alarmer le public.

Le 25 octobre, il aurait fait des menaces de mort ou de blesser des intervenantes de la DPJ. M. Cronier a été arrêté le même jour.

Sur son profil Facebook, Denis Cronier multiplie les messages haineux. Il dit avoir distribué des photos de ses victimes dans des commerces, et accuse de nombreuses personnes en les invectivant.

« Toute forme d’intimidation et de harcèlement, par téléphone, en personne, ou sur les médias sociaux, va faire l’objet d’une enquête », a déclaré l’agente Andrée East, de la police de Gatineau, jeudi.

Denis Cronier était déjà connu des services policiers de la région, avant cette récente arrestation.

Le DPCP s’est opposé à sa remise en liberté provisoire, jeudi, lors de sa comparution au palais de justice de Gatineau.

Le Code criminel prévoit que de s’attaquer à une personne liée au système judiciaire constitue un facteur aggravant.