Un individu aurait proféré des menaces troublantes envers les étudiants de la commission scolaire anglophone Western Québec, le 31 janvier dernier.

Menace de carnage à la Western Québec

La Sûreté du Québec a arrêté un Gatinois de 25 ans qui aurait menacé de faire un carnage lors des célébrations de fin d’année d’étudiants du secteur professionnel de la Commission scolaire Western Québec.

Le Droit a appris que l’individu en question, Michael Martel, a proféré des menaces troublantes envers les étudiants de cette commission scolaire anglophone, le 31 janvier.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a déposé, jeudi, un chef de menace de causer des blessures ou la mort d’étudiants du Centre des carrières Western Québec.

Ces menaces auraient été proférées de façon directe, selon nos sources. On ignore cependant le motif de l’individu.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé avoir arrêté l’homme de 25 ans dans la journée de mercredi. « L’enquête se poursuit et le suspect pourrait faire face à de nouvelles accusations, a écrit le sergent Marc Tessier. Aucun détail supplémentaire ne sera transmis afin de préserver l’intégrité de l’enquête. »

Le Droit a cependant appris que ces menaces consistaient à perpétrer une tuerie à une fête de fin d’année.

La SQ aurait saisi, ces dernières heures, du matériel potentiellement dangereux appartenant à l’individu. Les autorités en ont dit très peu, jeudi, précisant toutefois qu’il ne s’agissait pas d’armes à feu.

Le directeur de la Commission scolaire Western Québec, Mike Dubeau, n’a pas voulu commenter le dossier. « Je ne peux que dire que la sécurité de nos étudiants et employés est notre priorité. »

Comparution

Michael Martel a comparu en silence, jeudi, au palais de justice de Gatineau.

La procureure de la Couronne, Me Marie-Josée Genest, s’est opposée à sa remise en liberté provisoire. Une avocate de l’Aide juridique s’est occupée de la première comparution, indiquant au juge Gaston Paul Langevin que le prévenu pourrait choisir un autre avocat d’ici la prochaine comparution, le 3 avril.

La preuve du ministère public devrait s’épaissir, dans les prochains jours. Me Genest a indiqué, devant le tribunal, que des résultats d’expertises étaient attendus. La nature de ces expertises n’a pas été précisée.

Vêtu d’un manteau noir, le teint blême, le suspect a accroché le regard d’un membre de sa famille assis dans la salle d’audience, avant de retourner derrière les barreaux.

Passé trouble

Selon des documents judiciaires consultés par Le Droit, Michael Martel est atteint du trouble du spectre de l’autisme.

Cette information provient d’un dossier dans lequel Michael Martel était accusé d’avoir battu une inconnue à coups de bâton, sur une piste cyclable située dans les environs du boulevard Lucerne et du chemin Fraser, dans le secteur Aylmer, à l’automne 2015. L’affaire s’est réglée par l’engagement de ne pas contacter sa victime et de garder ses distances.

Cet engagement est mieux connu comme étant un « article 810 ».

La victime avait dit aux policiers que le jeune homme avait battu un de ses deux chiens, qui marchaient sans laisse, deux semaines avant l’incident.

Quand la femme a croisé à nouveau Michael Martel, elle l’a confronté en lui demandant pourquoi il avait agi ainsi.

Il semble que le passant n’a pas aimé se faire parler sèchement, et a répliqué en lui assénant de nombreux coups de bâton d’environ un mètre de longueur.

La femme a eu la main brisée, des blessures à la tête ainsi qu’aux seins.

La victime n’avait pas voulu témoigner lors du procès, et l’affaire s’est réglée par la signature d’un engagement selon l’article 810.