Philippe Richer a précisé avoir complété avec succès une thérapie de six mois au centre de désintoxication Mélaric.

«Mélaric m’a ouvert les yeux»

Un homme qui a reconnu sa culpabilité pour trafic de drogues a affirmé devant la cour avoir repris le droit chemin depuis son arrestation, il y a trois ans et demi, et espère éviter le pénitencier.

Philippe Richer, aujourd’hui âgé de 26 ans, a été intercepté par la police de Gatineau dans un motel en octobre 2014 avec une importante quantité de stupéfiants. Il était en possession de 217 grammes de cocaïne et 171 grammes de crack. Deux autres hommes avaient aussi été appréhendés.

Lors des observations sur la peine jeudi au palais de justice de Gatineau, Richer a dit au juge Valmont Beaulieu être conscient des erreurs qu’il a commises dans le passé. Il a indiqué avoir vendu de la drogue pour payer sa propre consommation.

Richer a précisé avoir complété avec succès une thérapie de six mois au centre de désintoxication Mélaric.

«Mélaric m’a ouvert les yeux que ce n’était pas la bonne chose dans la vie, et qu’il valait mieux travailler et être un honnête citoyen que de faire des stupidités dehors», a-t-il expliqué.

Richer a toujours respecté ses conditions de libération. Il a trouvé des emplois après Mélaric et veut aujourd’hui obtenir un diplôme d’études.

Son avocat, Me Jacques Belley, a demandé au juge une peine provinciale de deux ans moins un jour. Me Belley a porté à l’attention du juge le rapport présentenciel «des plus positifs».

«Ça fait trois ans et demi que l’infraction a été commise. Depuis trois ans et demi, il n’est jamais réapparu devant les tribunaux», a fait valoir Me Belley, tout en rappelant que la cour lui avait donné des conditions sévères pour sa remise en liberté. «Depuis trois ans et demi, il a mené une vie exemplaire. Il s’est repris en main, a ajouté l’avocat. Il est bien parti, et ça me fera beaucoup de peine s’il part pour le pénitencier puisqu’il me semble que ce n’est pas sa place».

«Avec tous les efforts qu’il a faits, ce ne serait pas bénéfique pour lui de l’envoyer au pénitencier. On doit penser à la réhabilitation», a aussi plaidé Me Belley.

Se référant à la jurisprudence en la matière, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Brigitte Gendron, a réclamé une peine de 42 mois à purger dans un établissement fédéral.

«On parle d’une quantité de stupéfiants extrêmement grande», a tenu à souligner Me Gendron.

«On parle d’une quantité qui avoisine les 60 000 $. On n’est pas mis responsable d’une telle quantité de stupéfiants assez facilement. C’était un des principaux acteurs dans la possession de ces substances. Monsieur avait un rôle assez important. Il n’est pas un simple revendeur de rue», a tenu à faire remarquer la procureure.

«Il n’a pas énormément d’antécédents judiciaires, mais il en a, principalement en matière de stupéfiants, d’arme et de violation de domicile. On parle d’antécédents reliés au type de crime devant la cour», a indiqué Me Gendron.

Richer connaîtra sa peine le 30 mai. Il est présentement en détention préventive.