Elizabeth Wettlaufer

L'infirmière meurtrière de Woodstock plaide coupable

Une ex-infirmière ontarienne a admis, jeudi, qu'elle avait tué huit résidants de foyers pour personnes âgées en leur injectant de l'insuline, notamment parce qu'elle était malheureuse dans son travail et dans sa vie en général.
Plus de sept mois après son arrestation, Elizabeth Wettlaufer, âgée de 49 ans, a plaidé coupable à huit chefs de meurtre prémédité, quatre chefs de tentative de meurtre et deux chefs de voies de fait graves. Les crimes ont été commis au cours des dix dernières années dans trois centres d'hébergement et de soins de longue durée de l'Ontario et dans une résidence privée où elle était employée.
Lors de sa comparution au palais de justice de Woodstock, jeudi matin, l'ancienne infirmière a admis qu'elle avait injecté de l'insuline à 14 résidants; huit en sont morts, les six autres ont survécu.
La Couronne a commencé à dévoiler les détails de chacun de ces cas, jeudi, dans une salle d'audience bondée de parents et d'amis des victimes. Plusieurs étaient heureux de ne pas devoir subir un long procès, même s'ils ont trouvé difficile d'entendre certains détails des crimes commis.
Selon l'exposé conjoint des faits, dans au moins un de ces crimes, Mme Wettlaufer a ressenti le besoin irrépressible de tuer, sous le coup de la rage et de la frustration face à une existence misérable, a expliqué la Couronne. Après avoir tué James Silcox, un résidant de 84 ans, elle a ressenti un profond soulagement - «comme une pression enlevée sur ses émotions».
La police avait amorcé son enquête en septembre à la suite d'informations données par l'infirmière à un psychiatre dans un hôpital de Toronto, a indiqué à La Presse canadienne une source proche du dossier. Mme Wettlaufer avait été accusée le mois suivant du meurtre de huit résidants de centres d'hébergement de Woodstock et London, de 2007 à 2014. Les six nouvelles accusations ont été portées en janvier.