Des survivants de la fusillade de Toronto militent pour le contrôle des armes à feu.

Les victimes de la fusillade de Toronto militent pour le contrôle des armes

TORONTO - Les parents des personnes blessées ou tuées lors de la fusillade dans le quartier grec de Toronto l’été dernier demandent à Ottawa d’interdire toute possession d’armes de poing et de fusils d’assaut.

Un groupe comprenant des personnes blessées lors de la fusillade de juillet 2018 ainsi que des membres des familles des victimes et de la communauté a adressé une lettre ouverte au premier ministre Justin Trudeau lui demandant de modifier les lois sur les armes à feu afin de prévenir de telles attaques.

Ils soutiennent que la violence armée est un problème complexe, mais que le contrôle des armes à feu fait partie de la solution.

La fusillade du 22 juillet 2018 sur l’avenue Danforth, très animée, a fait deux mortes - Julianna Kozis, âgée de 10 ans, et Reese Fallon, âgée de 18 ans; 13 autres personnes ont été blessées.

Le tireur, Faisal Hussain, âgé de 29 ans, a été retrouvé mort peu de temps après, et les autorités affirment qu’il s’est suicidé. Au lendemain de la fusillade, ses parents ont publié un communiqué dans lequel ils ont évoqué sa dépression et sa psychose, tout en dénonçant ses gestes «horribles».

Lors d’une conférence de presse, vendredi à Toronto, la jeune soeur de Reese Fallon, Quinn, a déclaré que sa vie avait changé pour toujours, et que sa famille se sentait désormais bien «incomplète».

«Reese parlait toujours de son avenir - son avenir à (l’université) McMaster, puis comme infirmière, combien d’enfants elle voulait et où elle voulait élever sa famille», a-t-elle raconté. «À cause de cette tragédie, Reese et Julianna ne connaîtront jamais d’après-22 juillet. Elles ne souhaitaient toutes les deux que l’amour et la paix, pas la haine ni la violence.»