Les bouquets et les lettres avaient commencé à s’accumuler devant le poste de police de Fredericton après qu’un tireur eut ouvert le feu dans le stationnement d’un complexe d’appartements le 10 août.

Les policiers retirent les fleurs et les cartes

FREDERICTON — Les policiers de Fredericton ont recueilli, dimanche matin, les fleurs et les cartes déposées devant leur poste en mémoire des deux agents abattus durant une fusillade il y a plus d’une semaine.

Les bouquets et les lettres avaient commencé à s’accumuler devant l’édifice après qu’un tireur eut ouvert le feu dans le stationnement d’un complexe d’appartements le 10 août, tuant les policiers Robb Costello et Sara Burns ainsi que les civils Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright.

Les gens avaient alors afflué vers le poste de police pour rendre hommage aux deux agents, laissant des cartes, des pancartes et des animaux en peluche.

Dans un message publié sur Twitter dimanche matin, le service de police de Fredericton a remercié la population de son soutien et a indiqué qu’il partagerait ces messages avec son personnel ainsi qu’avec les proches de M. Costello et Mme Burns. Cette décision de retirer les fleurs et les cartes survient un jour après les funérailles des deux policiers auxquelles ont assisté un millier d’agents et de premiers répondants provenant des quatre coins du continent.

Matthew Vincent Raymond, âgé de 48 ans, comparaîtra le 27 août pour faire face à quatre chefs d’accusation de meurtre au premier degré.

Dans un communiqué publié la semaine dernière, la police avait demandé au public de ne pas faire de suppositions sur l’affaire ou sur les motifs allégués du tireur.

Lundi, une ordonnance de non-publication concernant des documents judiciaires apportant des précisions sur la manière dont la fusillade s’était déroulée avait été décrétée après que plusieurs médias eurent déjà révélé leur contenu.

L’ordonnance avait finalement été levée vendredi.

Selon les documents maintenant publics, le présumé tireur aurait été blessé alors qu’il échangeait des coups de feu avec un autre policier depuis la fenêtre de son logement.