Guy Giroux aurait été tué par son fils ce week-end. La victime avait pris sa retraite en 2012 après 31 ans de carrière au Service de police d’Ottawa.
Guy Giroux aurait été tué par son fils ce week-end. La victime avait pris sa retraite en 2012 après 31 ans de carrière au Service de police d’Ottawa.

Les policiers d’Ottawa en deuil d’un collègue assassiné

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Le résident de Val-des-Monts qui aurait été tué par son fils, dimanche, était un jeune retraité de la police d’Ottawa qui avait fait de la jeunesse son cheval de bataille.

La victime de 63 ans a connu une fin tragique, dimanche soir. Son fils de 31 ans, Marc-André Giroux, lui aurait asséné des coups de sabre japonais, dont un fatal à la tête.

Guy Giroux a pris sa retraite en 2012 après 31 ans de carrière au Service de police d’Ottawa (SPO). Ses dernières années au SPO se sont déroulées aux enquêtes à la section jeunesse ont été soulignées par d’anciens collègues, dont l’ex-chef du service de police, Charles Bordeleau.


« J’ai eu le privilège de travailler avec Guy lorsqu’il était détective dans notre section jeunesse et j’étais son sergent d’état-major. »
Charles Bordeleau, ex-chef du service de police

«J’ai eu le privilège de travailler avec Guy lorsqu’il était détective dans notre section jeunesse et j’étais son sergent d’état-major, a écrit M. Bordeleau sur Twitter. ‘Gentil géant’, prêt à donner un coup de main aux jeunes. Mes condoléances à sa famille, ses amis et ses anciens collègues.»

D’anciens collègues ont décrit Guy Giroux comme un collègue apprécié, qui aimait garder la bonne forme physique en faisant quotidiennement quelques pas de course.

Pour sa part, l’inspecteur François Daoust a décrit son ex-collègue comme étant «un homme (et particulièrement un coeur) plus grand que nature». Sur Twitter, le policier a vanté l’honnêteté, l’humilité et les gestes attentionnés de M. Giroux. «Il avait hâte de prendre sa retraite et de passer du temps avec sa famille. (Il est) tragique que sa vie ait été interrompue si peu de temps après son départ.»

Fils face à la justice

Le fils de la victime doit revenir au tribunal la semaine prochaine. Marc-André Giroux a été accusé lundi d’un chef de meurtre sans préméditation.

Le prévenu était déjà accusé d’agression sexuelle avant le drame de cette fin de semaine. Ce dossier était toujours en cours.

Marc-André Giroux pourrait se voir imposer une longue peine d’emprisonnement, et connaître un sort plus obscur que celui de son frère Michel, un Gatinois qui a récemment reçu une peine de sept ans pour une série de viols. Cette affaire a secoué l’Outaouais depuis deux ans. Michel Giroux a été reconnu coupable d’avoir agressé plusieurs femmes après leur avoir fait ingérer à leur insu du GHB, communément appelé «drogue du viol».