La scène horrible s’est produite dans une résidence dans le secteur Aylmer, le 20 avril 2014.
La scène horrible s’est produite dans une résidence dans le secteur Aylmer, le 20 avril 2014.

Le verdict d’un meurtrier est maintenu

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Un résident de la municipalité de Pontiac qui a tué son ex-conjointe à coups de poêle et de fourchette à rôti en 2014 a perdu sa cause devant la Cour d’appel.

Alain Gascon, 55 ans, doit continuer de purger sa peine d’emprisonnement à perpétuité pour le meurtre prémédité d’Angela Di Stasio.

La scène horrible s’est produite dans la résidence d’un de leurs enfants, dans le secteur Aylmer, le 20 avril 2014. Le meurtrier s’est rendu à cette adresse pour s’en prendre à la femme qui venait de le quitter.

Dans sa demande d’appel du verdict, il allègue que la juge ayant présidé le procès a erré dans ses directives au jury qui entendait l’affaire.

Alain Gascon

Selon la requête, la juge Catherine Mandeville n’a pas instruit le jury «sur l’effet qu’aurait pu avoir sur son état d’esprit sa consommation de médicaments et de drogue, tout autant que la colère qui l’animait au moment du crime, afin que l’accusation soit réduite à un homicide involontaire ou encore à un meurtre au second degré».

Les trois juges de la Cour d’appel ont maintenu le verdict de culpabilité, rappelant qu’un témoin expert avait indiqué au tribunal que la nature et la dose de médicaments ingérés par l’accusé ne pouvaient l’avoir assez perturbé pour rayer toute capacité de raisonnement.

«Rien ne permet de croire, lit-on dans le jugement rendu le 5 mai dernier, qu’ils auraient pu avoir un effet sur l’intention véritable de l’appelant. Cela étant, il ne s’agissait pas d’un élément de preuve pertinent qui aurait pu être combiné à un autre élément pertinent propre à déterminer l’état d’esprit réel de l’appelant.»

L’autopsie a révélé à l’époque que la victime avait été frappée à répétition à l’aide de la poêle et touchée à 14 reprises par un objet piquant, soit la fourchette à rôti.

«Le pathologiste judiciaire Yann Dazé se dit d’avis que la victime est d’abord frappée à la tête puis, quelque temps après, piquée avec la fourchette. Il s’agit selon lui de deux séquences d’événements puisqu’un délai de survie est nécessaire entre les deux types de traumas infligés à la victime», précise la Cour d’appel.