Le triple meurtre d'Anne-Katherine Powers, sa mère Louise Leboeuf et son beau-père Claude Lévesque est survenu en mai 2012 au 64, Félix-Leclerc, à Gatineau.

Le triple meurtre d'Aylmer, reconstitué une goutte de sang à la fois

Les expertises menées sur la scène d'un triple meurtre survenu en mai 2012, dans le secteur Aylmer, démontrent que les victimes et le tueur allégué se sont empoignés et suivis dans plusieurs pièces de la maison. Une goutte et une tache de sang à la fois, la scène du drame dans lequel Anne-Katherine Powers, sa mère Louise Leboeuf et son beau-père Claude Lévesque sont morts, se précise.
La pathologiste judiciaire Jacinthe Prévost a dressé le portrait des mouvements possibles survenus le soir du drame, le 23 mai 2012, au 64, Félix-Leclerc.
Selon la témoin de la Couronne, l'ex-conjointe du suspect Shakti Ramsurrun, Anne-Katherine Powers, aurait fait « plusieurs mouvements autour de l'ilot de la cuisine ». La spécialiste se fie aux nombreuses taches et projections de sang relevées dans plusieurs pièces de la maison, où les quatre personnes habitaient, avec le bébé du jeune couple.
C'est dans cette même cuisine que les trois corps ont été retrouvés, enroulés dans des couvertures.
Les planchers de la maison ont été lavés, mais il restait encore plusieurs gouttes de sang de tous les acteurs, à l'arrivée des policiers.
Les expertises au luminol ont confirmé que le sang couvrait une grande partie du sol du rez-de-chaussée.
Ailleurs, devant la porte d'entrée avant de la maison, le sang de Mme Leboeuf, d'Anne Katherine et de Shakti Ramsurrun a été prélevé. C'est peut-être à cet endroit que Ramsurrun et Mme Leboeuf ont été blessés, selon la pathologiste.
Ramsurrun a aussi été blessé à la main.
Quatre couteaux de cuisine auraient servi.
Claude Lévesque et Louise Leboeuf auraient été très près l'un de l'autre au moment de leur mort. Des prélèvements sanguins démontrent que le sang des deux victimes - mais aussi celui de leur présumé meurtrier - s'est retrouvé sur le t-shirt de l'homme, le 23 ou le 24 mai 2012. Selon la pathologiste, Mme Leboeuf a eu un contact avec le côté arrière gauche du chandail de son conjoint, M. Lévesque. 
Ce dernier a été poignardé à plusieurs reprises dans le dos.
La journée de mercredi a été difficile pour les membres de la famille des victimes, au palais de justice. La Couronne a montré des images des vêtements et de couvertures gorgées du sang des trois victimes.
L'accusé est devenu agité, larmoyant même lorsque la Couronne a présenté l'image de la couverture ensanglantée dans laquelle se trouvait son ex-conjointe.
Des centaines de taches et de gouttes de sang des quatre personnes ont aussi été retrouvées, du sous-sol à l'étage supérieur. On en retrouvait au sol, sur les murs, sur des lettres écrites à la main et même au plafond.
Shakti Ramsurrun, un homme de 33 ans originaire de l'ile Maurice, a eu un enfant avec Mme Powers. Le couple battait de l'aile et la famille de la jeune femme lui a signifié de quitter la maison familiale.
Le suspect n'aurait pas digéré la séparation. Arrêté le 24 mai 2012, il avait son bébé d'un peu plus d'un an avec lui, dans le stationnement du Club de golf Rivermead.