Jérôme-André Morrissette harcelait des adolescentes sur les médias sociaux

Le trentenaire qui s’amourache d’adolescentes reste derrière les barreaux

Accusé de harcèlement envers une adolescente de qui il est « tombé amoureux » et des parents de celle-ci, Jérôme-André Morrissette a vu sa demande de libération être rejetée, jeudi.

La juge Anouk Desaulniers a indiqué que la détention de l’individu est «nécessaire» pour assurer la sécurité du public. Dans sa décision, elle a affirmé qu’on ne «sent aucune remise en question» chez Morrissette. Même si plusieurs personnes lui ont souligné, au fil des années, qu’entretenir une relation avec une adolescente serait inapproprié.

Sa remise en liberté serait d’autant plus problématique puisque l’appartement de l’homme est situé juste à côté d’une garderie. Il peut voir à l’intérieur du bâtiment à partir de sa fenêtre, souligne la juge Desaulniers.

Pendant que la juge Anouk Desaulniers rendait son verdict, suite à l’enquête sur remise en liberté, Jérôme-André Morrissette s’est agité à quelques reprises. Il a même tenté de l’interrompre à un certain moment, ce qui a visiblement déplu à la magistrate.

Rappelons que Morrissette, aujourd’hui dans la mi-trentaine, a vu la victime pour la première fois alors qu’elle avait 13 ans. Ils se sont rencontrés au Dépanneur Sylvestre où sont organisées de nombreuses activités communautaires.

Dans les mois qui suivent, l’accusé traque ni plus ni moins l’adolescente. Il la contacte à plusieurs reprises sur les médias sociaux. Il se rend dans des centres commerciaux pour assister à des spectacles qu’elle donne avec une troupe artistique locale.

À la St-Valentin, l’homme « s’est mis beau » et a cogné à la porte de la résidence familiale de l’adolescente.

D’autres comportements problématiques

Dans son témoignage, l’accusé a évoqué des théories pour justifier son attirance envers les jeunes filles. Ces agissements ne dateraient pas d’hier, selon ce qu’ont indiqué des membres de sa famille à la cour.

À l’âge de 13 ans, il aurait commis un geste déplacé à l’endroit de sa cousine de cinq ans. Une conversation écrite avec sa mère, déposée en preuve, laisse entente qu’à l’âge de 19 ans, il aurait été attiré par une autre jeune fille de sa famille.

Au cours des dernières années, des adolescentes ont dénoncé à quelques reprises que Jérôme-André Morrissette leur ait fait des avances. Des membres de la famille d’une employée d’un supermarché du secteur Hull l’ont tabassé en juin 2017, puisqu’il se serait montré insistant à son égard.

Morrissette est également accusé de possession de pornographie juvénile.