La police communautaire d’Ottawa prend de plus en plus d’importance dans la stratégie du chef Peter Sloly pour lutter contre la criminalité dans les quartiers chauds.
La police communautaire d’Ottawa prend de plus en plus d’importance dans la stratégie du chef Peter Sloly pour lutter contre la criminalité dans les quartiers chauds.

Le SPO mise sur la police communautaire pour contrer la violence armée

La police communautaire d’Ottawa prend de plus en plus d’importance dans la stratégie du chef Peter Sloly pour lutter contre la criminalité dans les quartiers chauds.

La direction du Service de police d’Ottawa (SPO) a confirmé mardi la création de trois nouvelles Équipes de ressources de quartier (ERQ). En doublant ces ressources, le chef du SPO, Peter Sloly, confirme que ces équipes sont aujourd’hui la pierre angulaire de sa police communautaire.

Cette même police communautaire s’inscrit dans la stratégie des autorités municipales dans sa lutte aux violences liées aux armes à feu.

Les trois nouvelles ERQ seront implantées dès le mois de mai, au marché By et dans la Basse-Ville. Elles feront leur arrivée, ailleurs au centre-ville et à Bayshore, l’automne prochain.

Depuis 2019, ces ERQ travaillent dans les secteurs Vanier-Overbrook, Heron Gate-Ottawa Sud et Carlington-Caldwell. Ces secteurs sont aussi durement touchés par la violence armée, les gangs de rue, ainsi que les problèmes d’emploi, de logement, d’éducation, de santé et de marginalisation d’une partie de sa population.

« Les agents des ERQ se consacreront exclusivement aux quartiers où ils seront affectés pour une période d’au moins deux ans », a fait savoir le chef Sloly.

Ces policiers communautaires veulent tisser des liens solides avec les autres organismes de proximité, les commerçants et les résidents.

Le SPO choisit ces agents selon des critères précis, comme la maturité, la capacité à faire de la médiation entre résidents, et favoriser les communications avec les différentes communautés culturelles des quartiers visés.

Le chef Sloly dit avoir rencontré les syndicats et les acteurs spécialisés en sécurité depuis son arrivée à la tête du SPO, cet automne.

« Le réinvestissement dans la police de quartier s’est manifesté comme priorité évidente lors de toutes ces conversations, a commenté le chef, mardi. Nos enquêtes sont concentrées sur les récidivistes violents qui s’acharnent sur les gens les plus vulnérables et sur les quartiers marginalisés. »