Le chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly
Le chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly

Le SPO a déjà expérimenté un outil de reconnaissance faciale

La police d’Ottawa n’utilise présentement aucun outil électronique de reconnaissance faciale, bien qu’elle l’ait fait en 2019 lors d’un projet pilote de trois mois.

Le chef du Service de police d’Ottawa (SPO), Peter Sloly, a indiqué lundi à la réunion de la Commission de services policiers d’Ottawa que le SPO a décidé de ne pas continuer avec l’outil après avoir fait une évaluation pour déterminer s’il y avait des problèmes d’éthique.

Le SPO a précisé qu’il a fait l’essai d’un logiciel permettant de comparer des photos de personnes d’intérêt avec des banques de données de personnes ayant été accusées ou reconnues d’un acte criminel.

Un reportage du New York Times a révélé plus tôt cette année que de nombreux corps policiers en Amérique du Nord ont déjà ou utilisent la banque de données de Clearview AI qui permet de trouver des renseignements personnels d’un individu depuis des milliards d’images sur le web à partir d’une photo d’une personne.

Clearview AI n’est pas disponible au grand public. Des spécialistes en matière de vie privée ont exprimé des préoccupations devant l’usage d’un tel outil de reconnaissance faciale, notamment en raison des risques d’erreurs.

Le SPO a indiqué qu’avant d’implanter un système de reconnaissance faciale, il devrait consulter la communauté et des experts pour s’assurer du respect de la vie privée et des droits de la personne. Des policiers de Toronto ont déjà utilisé le système Clearview AI, mais la pratique a été stoppée, a-t-on indiqué dans la Ville Reine.

Les candidatures affluent au SPO

Par ailleurs, le Service de police d’Ottawa (SPO) affirme avoir reçu plus de 700 candidatures depuis le mois de janvier de personnes qui veulent devenir policiers à la suite des changements apportés à son approche pour le recrutement.

C’est ce qu’a indiqué le corps policier dans un rapport remis lundi à la Commission de services policiers d’Ottawa.

La création d’une nouvelle équipe d’approche et de recrutement ainsi qu’un processus de sélection simplifié ne sont pas étrangers à l’engouement envers une carrière d’agent de la paix au SPO.

Auparavant, le processus pouvait prendre jusqu’à 24 mois alors que la nouvelle marche à suivre peut être achevée en 2 à 4 mois.

Le SPO a indiqué que 50 % des candidatures reçues jusqu’à présent cette année proviennent de personnes racialisées et de femmes. Au cours des trois dernières années, le SPO recevait environ 650 candidatures par an.