David Lavingston a plaidé non coupable à des accusations de méfait et d’utilisation non autorisée d’un système informatique

Le procès de deux ex-adjoints de Dalton McGuinty tire à sa fin

TORONTO — La Couronne dans le procès de deux membres de la garde rapprochée de l’ex-premier ministre libéral de l’Ontario Dalton McGuinty soutient que les arguments de la défense n’ont tout simplement pas de sens.

Le procureur Tom Lemon signale que les arguments selon lesquels l’ex-chef de cabinet de M. McGuinty et son adjointe ont seulement détruit des fichiers personnels ou des données relatives au parti ne collent pas aux preuves présentées.

Me Lemon avance que les accusés ont plutôt pris des mesures « extraordinaires » pour effacer des archives relatives à la décision d’annuler la construction de deux centrales au gaz, juste avant l’élection provinciale de 2011.

David Lavingston et Laura Miller ont tous deux plaidé non coupables à des accusations de méfait et d’utilisation non autorisée d’un système informatique.

Le procureur soutient qu’ils ont adopté une approche tous azimuts en effaçant le contenu d’une vingtaine de disques durs dans les bureaux du cabinet du premier ministre, notamment sur des ordinateurs qui n’étaient pas les leurs.

Mercredi, Me Lemon a demandé au juge Timothy Lipson, de la Cour de l’Ontario, pourquoi ils auraient déployé tant d’efforts. La seule réponse « rationnelle » à cette question-clé, a-t-il avancé, est qu’ils voulaient détruire toute trace de la décision ayant mené à l’annulation de contrats afin d’éviter qu’elles ressurgissent à la demande d’un comité parlementaire ou en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Il serait absurde qu’ils aient entrepris toutes ces démarches pour effacer des photos de leurs enfants, leur curriculum vitae ou d’autres informations personnelles, comme le prétend la défense, a-t-il poursuivi.

La défense soutient que les accusés ont agi de manière transparente et raisonnable par souci pour la suppression sécurisée des données.