Comment Jean-François Dupuis est-il passé entre les mailles du filet?

Le présumé meurtrier était déjà suivi à Pierre-Janet

Le présumé meurtrier de Thérèse Gauvreau était un habitué de l'hôpital psychiatrique Pierre-Janet bien avant de commettre le pire, mercredi dernier, à Gatineau. Par ailleurs, les conclusions de l'évaluation psychiatrique dont il a fait l'objet, depuis son arrestation, indiquent que l'accusé est apte à subir son procès.
Le suspect, Jean-François Dupuis, faisait déjà l'objet d'un suivi « très régulier » a confirmé mardi Geneviève Côté, du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais. Il était suivi depuis l'automne dernier.
Deux intervenants avaient le mandat de s'occuper du jeune homme de 21 ans, qui résidait non loin de l'hôpital de Hull.
Il semble, selon des informations préliminaires, qu'il n'était pas hospitalisé le jour du crime, le 18 janvier dernier.
Jean-François Dupuis a été arrêté après avoir présumément battu à mort la femme de 83 ans, à sa résidence du boulevard Cité-des-Jeunes, dans le secteur Hull.
Selon un voisin, le suspect en crise a tenté de s'introduire chez lui, avant d'aller chez la victime, où le meurtre s'est produit, une trentaine de minutes plus tard.
Au terme d'une évaluation psychiatrique de cinq jours à l'hôpital psychiatrique Pierre-Janet de Gatineau, le jeune homme a été déclaré apte à subir son procès, mercredi.
Cela veut dire, comme le résume le procureur de la Couronne, Me Sylvain Petitclerc, « qu'il comprend le rôle du procureur de la Couronne, du juge et de l'avocat de la défense ».
Institut Philippe-Pinel
M. Dupuis pourrait toutefois être déclaré non criminellement responsable de ses gestes.
Le prévenu prend le chemin de l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, où des psychiatres tenteront de déterminer sa responsabilité criminelle.
Il s'agira de savoir si, au moment de commettre les gestes reprochés, « l'individu distinguait le bien du mal, s'il savait qu'il commettait une infraction », a précisé Me Petitclerc.
Les éléments du rapport qui pourraient appuyer cette thèse de non-criminalité criminelle sont sous scellé.
Le ministère public s'est gardé, mardi, d'en dévoiler les résultats.