Les ennuis de Jeffrey Greetham sont maintenant terminés.

Le policier Greetham acquitté de nouveau

Les ennuis judiciaires du policier gatinois Jeffrey Greetham sont maintenant derrière lui.

Accusé de s’être parjuré durant un témoignage devant les tribunaux, en 2012, M. Greetham a vu la juge Anne-Marie Jacques l’acquitter de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre lui, vendredi matin.

Le policier a dû se défendre d’avoir délibérément menti dans le but d’induire la cour en erreur durant son procès pour agression sexuelle. Jeffrey Greetham était accusé après des événements qui se seraient produits en 2010. Il a aussi été acquitté dans ce dossier, en juin 2013.

Rappelons que la présumée victime avait affirmé que, lors d’une rencontre dans la voiture personnelle de M. Greetham à la marina d’Aylmer, le policier avait glissé sa main sur ses seins et ses cuisses, enlevant au passage son soutien-gorge. Le policier n’était pas en devoir.

Le juge Valmont Beaulieu avait invoqué le doute raisonnable pour blanchir M. Greetham. À nouveau, c’est le doute raisonnable qui permet au policier de s’en tirer.

Dans son verdict, la juge Anne-Marie Jacques affirme que pour aucun des six présumés mensonges de l’accusé, la Couronne n’a pu démontrer hors de tout doute que Jeffrey Greetham savait qu’il ne racontait pas la vérité ou qu’il le faisait avec l’intention de tromper la cour.

Dans la plupart des chefs d’accusation, les témoignages étaient contradictoires ou pas suffisamment précis pour établir clairement la culpabilité de l’accusé.

M. Greetham avait notamment raconté, en 2012, avoir reconduit la présumée victime et son conjoint chez elle après une intervention dans un bar du secteur Gatineau, ce que la jeune femme a depuis démenti. La juge Jacques a toutefois souligné, au moment d’acquitter le policier, que le tribunal « ne voit pas l’intérêt de mentir » à propos d’un « événement banal » qui s’est produit un mois avant les faits qui lui étaient reprochés durant son précédent procès.

L’accusé se trouvait en salle d’audience, à Longueuil, pour l’annonce du verdict, tout comme la juge Anne-Marie Jacques. Le prononcé de la décision a été diffusé par vidéoconférence au palais de justice de Gatineau.

En réaction au jugement, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) indique dans un communiqué que Jeffrey Greetham demeure suspendu de ses fonctions « le temps que son dossier soit réévalué par les instances municipales ». La direction du SPVG insiste qu’elle « exige que ses policiers et ses policières respectent les plus hauts standards en matière d’éthique et de normes professionnelles ».

M. Greetham n’occupe plus ses fonctions au sein de la police de Gatineau depuis juin 2014.