Shakti Ramsurrun

Le jeune père devenait insoutenable

Une autre soeur d'Anne-Katherine Powers a raconté comment l'homme accusé du meurtre de son ex-conjointe et de ses deux parents, en mai 2012 à Gatineau, était devenu insoutenable dans les jours précédant le drame.
Shakti Ramsurrun, cet homme originaire de l'Île Maurice qui aurait assassiné Mme Powers, sa mère Louise Leboeuf et le conjoint de celle-ci, Claude Lévesque, serait passé à l'acte le 23 mai 2012. Le drame s'est produit dans la maison du 64, rue Félix Leclerc, qu'il ne voulait pas quitter au terme d'une séparation avec Anne-Katherine.
Audrey Marleau, la soeur de Mme Powers, a témoigné pour la Couronne, jeudi, au palais de justice de Gatineau.
« Louise me disait que l'ambiance était lourde, qu'ils (Mme Powers, sa mère et M. Lévesque) lui avaient donné un ultimatum pour qu'il quitte la maison. »
Après la naissance de leur fils, les deux jeunes parents ont emménagé chez les Leboeuf-Lévesque.
Lorsque la relation a pris fin, en mars 2012, M. Ramsurrun serait devenu de plus en plus accaparant envers Mme Powers,
La situation était délicate, alors que d'autres membres de la famille, dont Mme Marleau, tentaient de conseiller Shakti Ramsurrun et sa soeur, séparément. Le climat était tendu dans la maison du secteur Aylmer.
Mme Leboeuf « essayait de lui faire comprendre qu'il devait partir », a raconté Mme Marleau. 
« Il n'était plus agréable, il n'était pas de bonne humeur. »
M. Ramsurrun était déménagé de l'Île Maurice après la naissance de l'enfant.
L'avocat de la défense, Me Richard Dubé, a souligné à quelques reprises l'état de détresse de son client, dans les mois suivant son arrivée au Canada.
La police a découvert les corps le 24 mai 2012.