David Harvey avait pris la fuite le 3 décembre, alors qu'il recevait des soins au Centre hospitalier Pierre-Janet.

Le fugitif de Pierre-Janet arrêté à Montréal

Le prisonnier qui s'était échappé du Centre hospitalier Pierre-Janet (CHPJ) de Gatineau au début du mois a finalement été arrêté, jeudi, dans la région de Montréal.
La Sûreté du Québec (SQ) a annoncé par communiqué, jeudi après-midi, que David Harvey avait été arrêté en matinée, vers 7h50, à Ville Saint-Laurent. Ce sont des policiers du Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ en Outaouais qui ont procédé à l'arrestation, en collaboration avec le Service de police de la Ville de Montréal.
La sergente Annie Thibodeau, porte-parole de la SQ, a fait savoir qu'il n'a pas résisté à son arrestation, et que personne d'autre n'a été arrêté lors de l'intervention.
David Harvey, un détenu du centre de détention de Hull, avait pris la poudre d'escampette le 3 décembre dernier, alors qu'il recevait des soins au CHPJ. Il avait assommé l'employée de l'hôpital psychiatrique qui se trouvait avec lui, et avait dérobé sa carte magnétique afin de franchir les portes de l'établissement et de prendre la fuite à pied.
«L'homme de 22 ans est présentement interrogé et devrait comparaître [vendredi] au palais de justice de Gatineau avec une accusation d'évasion d'une garde légale, notamment», a indiqué la SQ, jeudi après-midi.
En ce qui concerne l'agression qui aurait été commise à l'endroit d'une préposée aux bénéficiaires du CHPJ, «l'enquête est toujours en cours», a indiqué la sergente Thibodeau.
L'homme est accusé d'avoir perpétré, avec des complices, deux braquages à un domicile de L'Ange-Gardien et un autre à Plaisance, en 2015.
Plus tôt cette semaine, Le Droit avait révélé que les risques que David Harvey s'évade du CHPJ étaient connus depuis plus d'un an. «Le ministère public s'inquiète sur les possibilités réelles d'évasion de monsieur s'il est remis dans un milieu où, Pierre-Janet, les portes ne sont pas barrées, avait mentionné devant la Cour du Québec un procureur de la Couronne, à l'automne 2015. Monsieur peut sortir en tout temps et s'il décide de quitter, il n'y a personne qui va l'arrêter. Compte tenu des circonstances, je demanderais plutôt que monsieur demeure en prison.»
Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais travaille pour sa part à la mise en place de différentes mesures afin de minimiser les risques qu'un tel incident ne se reproduise dans ses établissements.