Un homme a été accusé de voie de fait armé après avoir tenu les policiers de la MRC des Collines en haleine, vendredi soir, à sa résidence de Cantley.

Le forcené de Cantley pensait «que ce n’était qu’un rêve»

Barricadé pendant cinq heures, vendredi soir, un Cantléen se croyait au beau milieu d’un mauvais rêve lorsqu’il s’est retrouvé entouré de policiers, un couteau attaché au poignet.

C’est ce que le forcené, aujourd’hui derrière les barreaux, a dit au tribunal, lors de sa comparution de lundi.

Pour la défense, Dennis St-Pierre, 47 ans, doit recevoir des soins psychiatriques à court terme.

D’ailleurs, le tribunal a ordonné que le prévenu soit confié au centre hospitalier Pierre-Janet de Gatineau pour une période de 30 jours, afin d’évaluer sa responsabilité criminelle dans cette affaire.

Rêve

Dennis St-Pierre a été accusé de voie de fait armé après avoir tenu les policiers de la MRC des Collines en haleine, vendredi soir, à sa résidence de Cantley.

L’homme s’est désorganisé après que sa conjointe eut quitté le domicile — sans histoire — pour faire des courses, vers 18 h.

À son retour, elle a vu plusieurs voitures de police, chez elle.


« « Je ne savais pas ce qui se passait. » »
Dennis St-Pierre

Lors de sa comparution, lundi, M. St-Pierre a dit qu’il avait un couteau attaché par une corde, à son poignet, le soir des événements. « Je pensais que ce n’était qu’un rêve, a dit l’homme. Je ne savais pas ce qui se passait. »

Le résident de Cantley avait aussi un fusil à plomb en sa possession, selon la police.

D’allure nerveuse, l’homme a semblé comprendre ce que le juge Richard Meredith lui expliquait sur son dossier.

La défense a voulu obtenir, en vain, une évaluation psychiatrique de cinq jours, afin de déterminer de sa seule aptitude à subir un procès.

L’homme aurait appelé lui-même la police, vendredi. Il se semble que l’individu, en crise, voulait que les agents ouvrent le feu sur sa personne.

Les policiers ont érigé un important périmètre de sécurité autour de la résidence.

M. St-Pierre ne s’en est pris à personne d’autre, et est sorti de sa résidence à 23 h.

Le quadragénaire est connu des autorités en Ontario. Selon les informations obtenues par Le Droit, il a déjà purgé une peine de 10 ans de pénitencier fédéral pour s’en être pris physiquement à des policiers en devoir.

L’affaire reviendra devant le tribunal à la fin du mois de juin.