Le Dr Nadon pratiquait à la clinique externe de l’Université d’Ottawa, sur la rue Rideau.

Le Dr Nadon libéré sous conditions

Le Dr Vincent Nadon, accusé par la police d’Ottawa de voyeurisme et d’agression sexuelle, a été ordonné à la détention à domicile pour une période de trente jours, mardi, à la suite de son enquête pour remise en liberté, mardi.

Le médecin de famille qui réside à Chelsea, mais qui travaillait du côté d’Ottawa, s’est vu imposer une série de conditions par le juge Robert Graydon de la Cour de justice de l’Ontario lors de sa comparution.

Le Dr Nadon s’est notamment vu interdire de communiquer avec la présumée victime, avec ses patients, présents et passés, de même qu’avec l’Université d’Ottawa sauf par l’entremise de son avocat dans ce cas-ci.

L’homme de 56 ans ne pourra sortir de sa résidence, sauf en présence de son frère ou de son épouse qui se sont portés garants des conditions de libération pour la somme de 10 000 $ chacun. Il a aussi dû remettre son passeport. Il ne pourra consulter un ordinateur, sauf en présence d’un de ses répondants.

L’Unité de lutte contre les agressions sexuelles et la violence faite aux enfants du Service de police d’Ottawa (SPO) a annoncé jeudi dernier l’arrestation du Dr Nadon et le dépôt des accusations après avoir reçu une plainte d’une femme qui avait eu un rendez-vous avec le médecin plus tôt dans la semaine à la Clinique de services de santé de l’Université d’Ottawa, sur la rue Rideau.

Selon la police, la plaignante a soupçonné qu’on l’a filmée sans son accord et à son insu durant l’examen médical.

La police a indiqué dans son communiqué craindre qu’il puisse y avoir d’autres victimes. L’enquête se poursuit.

Une ordonnance de non-publication empêche la divulgation de tout renseignement qui permettrait d’identifier les présumées victimes ou témoins, ainsi que les informations dévoilées lors de l’enquête de remise en liberté.

Le Dr Nadon, qui était incarcéré depuis son arrestation au Centre de détention Ottawa-Carleton, n’a aucun autre antécédent judiciaire.

La cause revient devant le tribunal le 21 février 2018.