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Jean-Michel Nadon, d’Ottawa, s'est noyé en juillet 2019 lors de sa première plongée à l’ancienne carrière Morrison.
Jean-Michel Nadon, d’Ottawa, s'est noyé en juillet 2019 lors de sa première plongée à l’ancienne carrière Morrison.

Le décès d'un plongeur aurait pu être évité à la carrière Morrison

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
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La noyade en juillet 2019 à l’ancienne carrière Morrison à Chelsea d’un adepte de la plongée sous-marine s'est avérée «un décès accidentel, évitable», selon un rapport du coroner signé le 7 avril dernier et qui comprend quatre recommandations.

L’enquête sur la mort de Jean-Michel Nadon, d’Ottawa, a démontré quelques erreurs mineures dans le protocole de plongée, dont l’absence d’une attache de nylon sur l’embout buccal de l’Octopus du binôme (assure l’étanchéité) lors de sa quatrième plongée dans le plan d’eau, a indiqué le rapport du coroner Paul G. Dionne.

«Ceci pourrait être à l’origine d’une importante infiltration d’eau au point de rendre la prise d’une bouffée d’air impossible, sans parler d’un étouffement plus que probable causé par l’ingestion de cette eau alors que M. Nadon a voulu respirer sur l’Octopus du binôme», a expliqué le coroner dans son rapport.

Première sortie

M. Nadon, un plongeur certifié, avait 24 ans lors de son décès. C’était sa première sortie dans la carrière Morisson. 

L’accident mortel s’explique aussi par une ouverture incomplète de la robinetterie qui semblait n’être ouverte que d’un quart de tour alors qu’elle aurait dû être ouverte complètement, a ajouté le Dr Dionne.

«Les 2 éléments de l’accident auraient pu être évités par une vérification pré-plongée (qui n’a pas été faite selon les témoignages recueillis)», a-t-il continué.

Recommandations

Le coroner formule trois recommandations au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour une meilleure protection de la vie humaine, soit d’instaurer une mesure prévention pour qu’un plongeur ait en sa possession une liste de vérification pré-plongée, qu’un plongeur ait en sa possession une source d’air alternative et qu'il suive une mise à jour de ses connaissances et habiletés s’il est inactif pour une période de plus de 18 mois.

«De plus, je demande à la Fédération québécoise des activités subaquatiques de travailler à faire passer ces recommandations de sécurité et d’en informer ses membres», a ajouté le coroner. 

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