Thierry Saint-Denis
Thierry Saint-Denis

Le corps de Thierry Saint-Denis retrouvé, confirme la PPO

La Police provinciale de l’Ontario a confirmé vendredi avoir découvert le corps de Thierry Saint-Denis, porté disparu depuis dimanche à Casselman.

«Il restait à peine une heure de travail à l’équipe de plongée de la PPO», précise son frère, Félix Saint-Denis. Le père de famille de 48 ans a été localisé peu après 17h jeudi soir à la hauteur du Parc des aînés, à Casselman, spécifie-t-il. «On est très soulagés, mais c’est très difficile perdre quelqu’un dans un accident bête, terrible». 

Selon Félix Saint-Denis, la rive [du Parc des aînés] peut être traître si on est pas suffisamment aux aguets. La glaise présente sur le rivage devient très glissante lorsqu’il pleut et qu’elle devient humide. Une fois dans l’eau, la berge peut devenir subitement dangereuse sans que les gens s’en aperçoivent. Certains endroits abrupts sont camouflés par l’eau trouble ou encore jonchés d’herbes longues en été. «À ce temps-ci de l’année, l’eau est tellement froide qu’après quelque minutes à essayer de se remonter, ça ne marche pas. [...] Après avoir trouvé son manteau lundi matin, on savait qu’on cherchait probablement pour mon frère dans la rivière. Ça a tout changé à ce moment-là.»

La municipalité de Casselman, la PPO et les citoyens ont fait un travail extraordinaire, souligne Félix Saint-Denis, visiblement reconnaissant de la collaboration reçue de toutes les personnes ayant participé de près ou de loin aux recherches. «Casselman, malgré la COVID-19, a fait l’équivalent d’une alerte Amber lundi matin à 9h, en envoyant des textos à tous les résidents de la municipalité. C’est un village tricoté serré.» 

Monsieur Saint-Denis ne s’en cache pas, la semaine fut difficile pour la famille, les amis et même pour les gens de Casselman, alors que la municipalité avait décrété l’état d’urgence lundi. «On avait tout contre nous: l’état d’urgence, le fait que la rivière (La Nation) est à son pire. C’est impossible de voir au travers, malgré l’équipement sophistiqué, malgré l’hélicoptère de la PPO, on ne pouvait pas trouver mon frère.»

Félix Saint-Denis rappelle aux gens d’être prudents lorsqu’ils s’aventurent dans l’eau ou près de la rivière, pour ne pas qu’un autre accident du genre se produise. Il s’accroche désormais à la marque indélébile que son frère Thierry laisse derrière lui auprès des gens qu’il a côtoyés. «Mon frère c’est un gars doux, qui aime rire, qui est discret à sa façon et qui saluait tout le monde dans le village en prenant ses marches chaque soir.[...] Ses trois enfants et sa petite-fille portent en eux les plus belles qualités de mon frère. […] Ils ont perdu quelqu’un de précieux. »